Archives de catégorie : Insectes

Fiche espèce : Osmylus fulvicephalus (Scopoli, 1763) – Artoise.

Par Guenael HALLART

Fiches des espèces remarquables

Osmylus fulvicephalus (Scopoli, 1763)

(Neuroptera, Osmylidae)

 

Photo : H. Bouyon. Compiègne (60) près Maison Forestière du Hourvari, 18 juin 1998

L’Osmyle à tête jaune est protégé en Ile-de-France. La larve de cet insecte se développe sur les berges des ruisseaux, au niveau de « l’interface » (entre l’eau et le milieu terrestre). Il a été trouvé à vue le long de l’Artoise (Cr Alexandre en mai 2017 par Jean Hervé Yvinec). Dans la fiche ZNIEFF de la vallée de la Serre, l’espèce est signalée par G. Coppa (date inc.) comme rare en Picardie et dans une grande partie du Bassin Parisien. Osmylus fulvicephalus est probablement et globalement rare dans le nord-ouest de la France… sauf en Thiérache où il est rencontré régulièrement !!

Autres lieux :

Compiègne (60) MF du Hourvari, 1998 (H. Bouyon).

Bassée (77), 2016 (H. Bouyon).

Photo : H. Bouyon

Biblio :

SEMERIA   Y.,   1986.-   Note   sur  Osmylus   fulvicephalus (Scopoli)  en  France  [Plan.  Osmyloidea  Osmylidae]. Bulletin de la Société Entomologique de France, 91  :  19-22

http://www.gretia.org/phocadownload/cahiers_gretia/IA03/Invertebres_Armoricains_N3_2009_13-16-Giacomino-insecta-neuroptera.pdf

 

Fiche espèce : Schizotus pectinicornis (L, 1758 ) – Artoise.

Par Jean-Claude BOCQUILLON

Fiches des espèces remarquables

Schizotus pectinicornis (L, 1758)

(Coleoptera, Pyrochroidae)

Signalé par le Catalogue des Coléoptères de France de Marc Tronquet du Massif Central, et des Alpes du nord au quart nord-est de la France. J. Sainte-Claire Deville le signalait des Vosges, du Jura et de Savoie. Nous avons pu constater sa grande abondance en forêt de Saint Michel où on le rencontrait aussi bien en milieu ouvert que dans les sous-bois.

Photo : J.-C. Bocquillon.

Fiche espèce : Hypnoidus riparius (Fabricius, 1792) – Artoise.

Par Jean-Claude BOCQUILLON

Fiches des espèces remarquables

Hypnoidus riparius (Fabricius, 1792)

(Coleoptera, Elateridae)

Cette espèce strictement montagnarde est commune au bord des eaux, de la limite des neiges éternelles jusqu’à une altitude de 400 mètres où elle se rencontrera dans les vallons froids orientés au nord (dixit L. Leseigneur).

 

Photo : J.-C. Bocquillon.

Je l’ai récoltée au bord de l’Artoise non loin du Carrefour Alexandre, parcelle 403, le 19/05/2017, cachée sous les feuilles mortes. Cela démontre, s’il en était encore besoin, que la forêt de Saint-Michel possède certains éléments de faune montagnarde qui confirment son microclimat froid et humide.

 

 

 

 

 

Fiche espèce : Deronectes latus (Stephens, 1829) – Artoise.

Par Jean-François ELDER

Fiches des espèces remarquables

Deronectes latus (Stephens, 1829)

(Coleoptera, Dytiscidae)

Chorologie : Ce petit coléoptère aquatique appartient à un genre à faible capacité colonisatrice. Mais parmi la trentaine d’espèces recensées, il est de celles qui possèdent la plus large aire de dispersion. Il occupe l’Europe septentrionale, occidentale, centrale, balkanique, de la Finlande, le Danemark, la Pologne, l’Allemagne, à la Grèce, le Monténégro, l’Italie, l’Espagne, les Îles Britanniques, la France… Dans notre pays, il s’observe dans la moitié septentrionale, le Centre et l’Est (Alsace), la vallée du Rhône, le Vaucluse et les Pyrénées. Dans les Hauts-de-France, il est anciennement cité de la Somme et assez récemment du Pas-de-Calais par Daniel Lohez.

Statut : Dans notre pays, il est considéré comme rare à très rare et sporadique.

Ecologie : C’est un hôte des eaux lotiques froides des rivières et des ruisseaux où il se tient parmi les pierres, les graviers et la végétation, notamment dans le chevelu racinaire des plantes rivulaires.

Première mention pour l’Aisne et seconde mention récente dans les Hauts-de-France pour cette espèce !

 

Jean François dans le biotope de l’insecte (Clichés : J.H. Yvinec et J.F Elder).

 

 

Fiche espèce : Catocala promissa (Denis & Schiffermüller, 1775) – Artoise.

Par Maurice DUQUEF.

Fiches des espèces remarquables

Catocala promissa (Denis & Schiffermüller, 1775)

(Lepidoptera, Noctuidae)

Catocala promissa est une espèce rare en Picardie, elle se rencontre dans les bois de chênes. Elle était déjà connue de la Forêt de Saint Michel et de la Forêt de Samoussy. La chenille observée en mai 2017 est donc une confirmation de la présence de ce joli papillon en Picardie.

Chenille, photo : Maurice Duquef.

L’imago :

Photo : Yann Duquef.

Fiche espèce : Micronecta (Micronecta) griseola Horváth, 1899 – Artoise.

Par Jean-François ELDER

Fiches des espèces remarquables

Micronecta (Micronecta) griseola Horváth, 1899

(Heteroptera, Corixidae)

 

Chorologie : L’espèce possède une dispersion pontoméditerranéenne et se rencontre en Asie et à travers toute l’Europe, à l’exception des parties les plus septentrionales de la Fennoscandie et de la Russie. En Belgique, elle n’est rapportée que de Wallonie. En France, l’espèce ne semble connue que des départements des Alpes de Haute-Provence, de Haute-Garonne, de l’Indre, de l’Indre-et-Loire, des Landes, de La Manche et des Pyrénées-Orientales.

Photo : J.-F. Elder

Biologie – écologie : Cette minuscule punaise (1,6 à 2,3 mm) recherche les étangs et les mares de toute nature, quand leur profondeur atteint au moins deux mètres et dont les eaux douces sont suffisamment pure. Mais elle se rencontre également dans les fleuves bien oxygénés, les torrents et les petits lacs. Il semblerait que ce soit la seule micronecte présente dans les grandes rivières. Elle est sensible à la pollution, même si elle peut tolérer une faible charge organique issue de la fréquentation des berges par les bovins. Le manque de données relatives à cette espèce peut s’expliquer par une sous prospection des milieux qu’elle affectionne. Toutefois, ses exigences en oxygène dissous, face à la dégradation à peu près générale de la qualité des eaux de surface, font que le nombre de milieux susceptibles de l’accueillir reste faible.

Première mention pour les Hauts-de-France !

Biotope (Photo : J.-F. Elder)

Photo : J.-H. Yvinec

Fiche espèce : Macronychus quadrituberculatus Müller, 1806 – Artoise.

Par Jean-François ELDER.

Fiches des espèces remarquables

Macronychus quadrituberculatus Müller, 1806

(Coleoptera, Elmidae)

Chorologie : L’espèce se rencontre en Europe occidentale, centrale et orientale. Inconnue de Belgique et des Pays-Bas, elle est recensée au Luxembourg. En France, elle est citée des Ardennes, des Vosges et assez récemment capturée en Haute-Vienne et en Charente. Elle est connue d’Île de France par une capture récente dans l’Essonne (Pierre Queney). Aucune mention de sa présence des Hauts-de-France et, en Normandie, cette espèce n’a été observée que dans les départements de la Manche et de l’Orne.

Photo : J.-F. Elder.

Statut : Elle est sporadique et semble rare dans la moitié nord de la France et plus répandue dans le Sud-Ouest. Mais le statut de cette espèce et l’état de conservation de ses populations font débat parmi les auteurs. Pour certains, cet Elmidé semble être (devenu ?) extrêmement rare en Europe centrale, alors que d’autres estiment que sa situation ne semble pas être aussi préoccupante, notamment en Pologne, et que ses exigences pour des eaux de très bonne qualité ne sont pas toujours aussi marquées.

Ecologie : Les larves et les adultes sont xylophages. Les adultes se tiennent sur les troncs ou les grosses branches d’arbres immergés dans les cours d’eau où seule une recherche ciblée permet de les découvrir. Ce mode de vie, associé à une faible aptitude au vol de l’insecte, peut en partie expliquer sa très faible représentation dans les prélèvements et son statut d’espèce menacée communément attribué. Des recherches plus ciblées sont donc nécessaires pour préciser la fréquence et les exigences écologiques de cette espèce.

Première mention de l’espèce pour les Hauts-de-France !

Biotope de l’insecte (Photo : J.-H. Yvinec)

Micro-habitat (Photo : J.-F. Elder)

Fiche espèce : Rheumaptera hastata (Linnaeus, 1758) – Artoise.

Par Maurice DUQUEF.

Fiches des espèces remarquables

Rheumaptera hastata (L.,1758)

(Lepidoptera, Geometridae)

Redécouverte de Rheumaptera hastata, par J. F. Delasalle, M. Duquef, M. Fournal et D. Pruvot, le 20 mai 2017 lors de l’étude d’une réserve biologique intégrale de l’ONF par l’ADEP (Aisne 02), dans ses environs immédiats, le lépidoptère Geometridae Rheumaptera hastata a été capturé volant au soleil dans une zone de bouleaux. Cette espèce n’avait pas été vue en Picardie depuis 1974 ! (Forêt d’Ourscamp, Oise, M. Duquef). Ce papillon, dont la chenille se nourrit dans les régions de plaine sur les bouleaux, est en voie de disparition dans tout l’ouest de la France. Seules vont survivre les populations de montagne (dont les chenilles vivent sur les myrtilles et les rhododendrons).

Photo : Yann Duquef.

Le lendemain deux ou trois autres individus ont été rencontrés en début de journée. Ce papillon ne vient pas à la lumière. Le réchauffement climatique est une réalité tragique pour les espèces de faune froide survivant encore en Thiérache.

Photo : Luc Plateaux.

Syrphes : Portrait de pollinisateurs 2017

 

 

 

Portrait de pollinisateurs 2017 – Photos: © Martin C D Speight – Texte: Martin C D Speight – Version Française: Cédric Vanappelghem

 

Photo ci-dessus : Sphiximorpha subsessiilis cette espèce forestière, rarement vue, se développe au stade larvaire dans les coulées de sèves sur le tronc des vieux arbres, et en particulier ceux des peupliers (Populus sp.)

 

Ces portraits ne sont pas ceux d’abeilles, mais ceux de mouches, de syrphes européens pour être précis. Sur le terrain, les syrphes sont petits et peuvent passés inaperçus. Dans les portraits, vous les voyez plus grands que dans la nature et pouvez donc les examiner à loisir. Vous êtes invités à envoyer ces protraits à qui vous voulez, amis ou collègues. Le rôle des syrphes dans la pollinisation n’est pas aussi connu que celui des abeilles, mais elles jouent pourtant leur rôle, certes un peu différent. Ils sont des pollinisateurs importants pour différents arbres fruitiers mais également des cultures, comme celle du Colza. Ils pollinisent également des plantes sauvages, notamment des plantes rares qui ne sont pas visitées par les abeilles. Les syrphes peuvent être trouvés dans une grande gamme d’habitats terrestres et aquatiques continentaux. Au stade larvaire, un tiers d’entre eux se nourrissent de pucerons ou de petites chenilles, ils sont reconnus pour être des auxiliaires de culture et en particulier du blé d’hiver. Un autre tiers se nourrit des plantes en minant les feuilles, la base des tiges, les racines, les rhizomes, les bulbes ou les tubercules des plantes herbacées. Le reste des syrphes se développent en se nourrissant de micro-organismes comme des bactéries, le plus souvent en vivant dans l’eau ou dans des situations très humides. Tous les adultes, sans aucune exception, se nourrissent de nectar et de pollen. Ils visitent une grande variété de plantes que ce soit des arbres, arbustes ou plantes herbacées, incluant les plantes qui ne produisent que du pollen (et pas de nectar) comme les graminées, les laîches, les chênes ou les coquelicots. Les noms des espèces présentées sont donnés dans les petits textes qui se trouvent après ces portraits.

 

ILS GRANDISSENT DANS L’EAU :

 

Lejogaster metallina* (en haut à gauche), Eristalis abusiva* (en haut à droite), Riponnensia splendens* (au centre), Helophilus pendulus* (en bas à gauche), Sericomyia silentis* (en bas à droite)

Comme les libellules ou les éphémères, ces syrphes passent la majeure partie de leur vie sous l’eau. Leurs larves n’ont pas de lamelles branchiales comme les libellules mais respirent de l’air. Les larves d’Eristalis, d’Helophilus et de Sericomyia utilisent un tube périscopique qui débouche à la surface de l’eau comme un tuba. Ce tube périscopique est à l’origine de leur nom « larves queues de rat », ils peuvent atteindre une longueur de 1 mètre. Helophilus pendulus est particulièrement commun et bien distribué, il peut être trouvé à peu près partout, notamment dans les jardins où il se développera dans les pièces d’eau.

 

DES BOURDONS ? NON DES SYRPHES

Pocota personata (au centre), Criorhina berberina*(à gauche), Eristalis intricaria*(à droite)

Des espèces mimétiques de bourdons sont trouvées dans au moins 10 genres de syrphes. Seule une espèce possède une larve qui vit dans les nids de bourdons, Volucella bombylans. Les autres ont des écologies différentes. Les larves de Pocota personata vivent dans des cavités d’arbre remplies d’eau, le plus souvent assez haut dans des arbres sénescents. Au contraire, les larves de Criorhina vivent dans des racines pourries des arbres vivants ou dans les cavités basses des troncs d’arbres. Eristalis intricaria a un stade larvaire aquatique se développant dans la boue riche en matière organique des mares peu profondes, en paysage non forestier. Les espèces de Criorhina volent tôt en saison quand les ressources alimentaires sont rares, elles dépendent fortement de la floraison des bosquets de Saule (les fleurs mâles en particulier).

 

GOURMANDS DE PUCERONS

 

Sphaerophoria scripta*(en haut), Baccha elongata*(à gauche), Heringia heringi*(à droite), Xanthogramma pedissequum (en bas)

Les pucerons ou autres petits insectes vivant sur les plantes sont une ressource alimentaire très commune chez les larves de syrphes. Lors de sa phase larvaire, un syrphe va consommer plusieurs centaines de pucerons. Certaines espèces se spécialisent alors que d’autres pondent leur œufs sur n’importe quelle colonie de pucerons. Les larves de Sphaerophoria scripta, une espèce qui se déplace beaucoup, sont généralistes et se développent dans les cultures. Baccha elongata ne dépose ses œufs qu’à proximité des colonies de pucerons sur des buissons ou dans le sous-bois voire sur de hautes herbes, un peu à l’ombre. Les larves de Heringia heringi sont des prédateurs spécialisés des pucerons formant des galles ou enroulant les feuilles et des Psylles, vivant sur les arbres fruitiers comme les pommiers, les cerisiers ou les poiriers. Les larves de Xanthogramma sont spécialisées sur les pucerons élevés par les fourmis sur les racines dans le sol.

 

LES HABITANTS DU MONDE SOUTERRAIN

Eumerus ovatus (en haut à gauche), Eumerus tarsalis (en haut à droite), Eumerus olivaceus (en bas à gauche), Eumerus ornatus (en bas à droite)

Presque toutes les espèces d’Eumerus vivent sous la surface du sol dans des racines, bulbes, tubercules ou rhizomes. Les plantes géophytes sont très diversifiées en zone méditerranéenne, tout comme les espèces de ce genre. Le vol en zig-zag d’Eumerus ovatus est impossible à suivre, car les yeux humains sont inévitablement attirés par la pilosité argentée de l’abdomen qui reflète la lumière, disparaissant aussitôt que l’insecte change de direction.

 

MAXIMUM ET MINIMUM

 

Milesia crabroniformis (la grande), Paragus haemorrhous*(la petite)

Milesia craboniformis est la plus grande des espèces de syrphes d’Europe, jusque 25 mm de long et Paragus haemorrhous est l’une des plus petites, atteignant à peine 3,5 mm. La larve du petite Paragus haemorrhous se nourrit de pucerons dans les cultures d’artichauts et de fèves en zone méditerranéenne ; elle accomplit son cycle biologique en quelques semaines. A l’inverse, les larves de Milesia craboniformis vivent dans le bois pourrissant dans les cavités à la base des vieux chênes. Leur développement larvaire dure plus d’une année. Milesia craboniformis vole tard en saison, elle visite typiquement les fleurs de Lierre grimpant, souvent en compagnie du Frelon européen (Vespa crabo) qu’elle imite à la fois en apparence et en comportement.

 

LES VEGETARIENS

Merodon avidus (en haut), Cheilosia orthotricha (à gauche), Portevinia maculata*(à droite)

Les larves de Merodon avidus minent les bulbes des petites liliacées comme les espèces du genre Ornithogalum. Celles de Cheilosia orthotricha minent la base des tiges florifères de la Pétasite (Petasites hybridus), alors que celles de Portevinia maculata minent les bulbes de l’Ail des ours (Alium ursinum). Les adultes de Portevinia maculata fréquentent les feuilles de cette même plante ainsi que les fleurs, on voit rarement ce syrphe sur d’autres fleurs. Cette espèce joue vraisemblablement un rôle dans la pollinisation de l’Ail des ours.

 

CELLES DE LA FERME

Melanostoma mellinum*(en haut), Eristalinus sepulchralis*(à gauche), Rhingia campestris*(à droite), Episyrphus balteatus*(en bas)

Melanostomma mellinum est l’une des rares espèces de syrphes à se maintenir dans les prairies de fauche intensives, elles sont également présentes dans les pâtures et les prairies de fauche extensives. Les adultes sont spécialisés dans l’exploitation des fleurs ne produisant que du pollen, les plantes anémophiles, en particulier les graminées. Ils sont des pollinisateurs spécialisés du plantain (Plantago sp.). Les larves d’Eristalinus sepulchralis se développent dans les eaux chargées par les effluents agricoles d’origine animale (fumier). Les larves de Rhingia campestris se développent dans les bouses de vaches, l’adulte possède un rostre et des pièces buccales très longs lui permettant de se nourrir dans quasiment toutes les fleurs. Episyrphus balteatus est une espèce dont la larve se nourrit de pucerons, elle peut être très abondante dans les champs de céréales, où elle est considérée comme un auxiliaire de culture significatif. La larve est également typiquement trouvée dans les cultures de cassis. Les femelles de cette espèce hiverne en Europe centrale et de l’ouest dans différents endroits comme les massifs de Lierre grimpant. Elles font partie des premières espèces à apparaître à la fin de l’hiver.

 

CELLES DU JARDIN

Syritta pipiens*(en haut), Syrphus ribesii*(à gauche), Merodon equestris*(à droite)

Les larves de Syritta pipiens sont trouvées dans les tas de compost ou toute autre accumulation de débris végétaux un peu humide, elle est ainsi abondante dans les jardins. Les rosiers, la plupart des buissons et les grandes herbes sont l’habitat où la larve de Syrphus ribesii se nourrit de pucerons. Merodon equestris s’est largement propagé en Europe où la jonquille a été introduite dans les jardins et les parcs urbains, les larves se nourrissant des les bulbes de cette plante. Elle est ainsi nommée Mouche des narcisses, en référence au nom scientifique des jonquilles (Narcissus sp.).

PRESQUE DISPARUE

Psarus abdominalis (à gauche), Sphiximorpha petronillae (à droite)

Psarus est l’unique genre de la tribu des Psarini et Psarus abdominalis en est l’unique espèce. Elle est endémique à l’Europe, dans l’état des connaissances actuelles. Dans le passée, Psarus abdominalis était connu de la Suède à la Yougoslavie, mais il a disparu de la majeure partie du continent au moment où les chevaux ont été remplacés par des engins motorisés. Psarus est une espèce forestière, aujourd’hui associée avec les forêts de chêne exploitée pour le bois de chauffage. Quand les chevaux intervenaient, l’exploitation de la forêt se faisait à la main. Quand cette exploitation a été mécanisée, les coupes à blanc sont devenues la norme et les microclimats forestiers ont disparu. Durant les 50 dernières années, Psarus abdominalis a été trouvé dans moins de 10 localités en Europe, pour la plupart au nord de la Grèce. Pourtant Psarus existait bien avant que l’exploitation extensive des forêts crée un habitat favorable. Il est possible que Psarus occupe également des forêts de chêne sujettes au feu. Beaucoup d’effort sont aujourd’hui consentis pour éviter les feux de forêts, les espèces dépendants des feux de forêts sont ainsi un groupe très menacé. Aujourd’hui, il y a trop d’inconnu sur l’écologie de Psarus pour lui assurer une survie sur le long terme. Sphiximorpha petronillae a été décrit en 1850 à partir d’un seul spécimen trouvé en Italie, seul deux exemplaires supplémentaires ont été découverts dans les 150 années suivantes. Très récemment, une population a été découverte dans une forêt de chênes dans le Nord Est de la Grèce. Les larves des Sphiximorpha se développent dans de petites cavités remplies de sève fermentée de vieux arbres. Les mâles de Sphiximorpha petronillae attendent, immobile, sur les troncs de chênes creux, que les femelles apparaissent. Malgré leurs couleurs brillantes, ils deviennent presque invisibles lorsqu’ils sont immobiles. S’il est dérangé S. petronillae peut émettre un bourdonnement fort et très semblable à celui d’une guêpe et relève ses ailes comme une menace, ce qui maximise sa ressemblance aux guêpes du genre Polistes. Cet insecte des vieilles forêts reste un des syrphes les plus menacés d’Europe, mais il n’est inclus dans aucune liste nationale ou internationale requérant la protection d’espèces.

 

L’EQUIPE DU BOIS MORT

Temnostoma meridionale (en haut), Sphegina sibirica*(à gauche), Xylota sylvarum*(à droite)

Les arbres pouvant se développer librement et mourir naturellement sont très rares en Europe, du fait de l’exploitation commerciale des forêts. La plupart des espèces de syrphes liés aux vieux arbres, sont de fait rares. Une minorité d’entre eux peuvent se développer dans des arbres tombés ou abattus, ou dans des souches, ils sont trouvés dans la plupart des forêts. Les larves des espèces de Temnostoma, comme Temnostoma meridionale, perce des galeries dans des troncs de chênes ou d’autres essences feuillus, quelques années après que l’arbre ait été abattu ou soit tombé. La larve de Sphegina sibirica vit derrière l’écorce des conifères récemment abattus. Depuis les années 80, cet insecte s’est propagé depuis la Russie et la Scandinavie vers le sud et l’ouest de l’Europe. Aujourd’hui il est connu d’Irlande et du centre de la France. Les larves de Xylota sylvarum se développent dans les racines et les souches de feuillus ou de conifères, pourries par les champignons. L’adulte est spécialisé dans la collecte de pollen à la surface des feuilles (piégé par le vent dans la pilosité), ou sur certaines fleurs comme les Renoncules (Ranunculus sp.) ou le Framboisier (Rubus idaeus).

 

PARENTS PROCHES

Volucella inflata (en haut à gauche), Volucella pellucens*(en haut à droite), Volucella bombylans*(en bas à gauche), Volucella zonaria (en bas à droite)

Les larves de Volucella inflata vivent dans l’humus d’arbre, mais les larves de toutes les autres espèces du genre vivent dans les nids d’insectes sociaux. Volucella pellucens vit avec les guêpes sociales (Vespula sp.), V.bombylans avec les bourdons (Bombus sp.) et V.zonaria avec le Frelon européen (Vespa crabo) ou la Guêpe commune (Vespula vulgaris). Les larves sont pour partie prédatrices sur les larves de leurs hôtes et sur les débris accumulés à la base du nid pour le reste. Volucella inflata vole tôt en saison et peut être aperçue sur les fleurs de Fusain d’Europe (Eunonymus europeaus) et d’Aubépine (Crataegus sp.). Les autres espèces de Volucella volent plus tard et aiment biens les fleurs de buissons comme le Buddleia (Buddleia sp.).

 

LE TRICHEUR

Microdon myrmicae*: adult (à gauche), larve (en bas à droite), puparium (en haut à droite)

Les larves de Microdon vivent dans les nids de fourmis, se nourrissent des larves de fourmis la nuit quand les fourmis sont quasiment inactives. Ce mode de développement larvaire très particulier est permis notamment par la production d’une odeur identique à celle des fourmis, ne permettant pas à ces dernières de détecter les larves. La forme des larve est également particulière, quand elles sont immobiles dans un tunnel de la fourmilière, elle sont comme une bosse sur laquelle les fourmis marchent sans se rendre compte de quoi que ce soit.

Les femelles de Microdon voulant pondre à l’entrée des nids de fourmis doivent avoir la bonne odeur, sinon elles pourraient être taillées en pièce par les fourmis. Les taxonomistes ont d’abord rangé les espèces de Microdon dans les mollusques car la larve ressemble à de petites limaces, imaginez la consternation quand la petite limace a éclos pour donner naissance à une mouche. Les larves de Microdon myrmicae vivent dans les nids des mêmes espèces que celles qui abritent les larves des certaines azurés (Maculinea sp.). Les larves des deux insectes peuvent se développer ensemble dans un même nid. Aujourd’hui, M.myrmicae est largement confiné aux marges des zones humides où ces fourmis peuvent maintenir de grosses populations dans les touffes de laîches et de mousses. Les espèces de Microdon ne se nourrissent pas sur les fleurs, mais elles sont reconnues pour être des pollinisateurs spécialisés de certaines orchidées (le genre Ophrys), qui imite l’habitus des femelles de Microdon. Les mâles des espèces de Microdon essayent de se reproduire avec ces orchidées, c’est à ce moment-là que les pollinies se fixent sur les mâles.

*Espèces se trouvant en Irlande. A l’exception de Sphiximorpha petronillae, toutes les espèces représentées sont connues de France. En Belgique, les espèces suivantes ne sont pas présentes : Eumerus ovatus, Eumerus tarsalis, Leucozona inopinata, Merodon avidus, Milesia crabroniformis, Sphiximorpha subsessilis et Temnostoma meridionale . Psarus abdominalis a aujourd’hui disparu.

Diffusion avec l’aimable autorisation de Cédric Vanappelghem.

Nous remercions Damien TOP pour la diffusion de ce super document.

Et pour en savoir plus :

www.biodiversityireland.ie/pollinatorplan

Poster « Syrphes » dans le cadre du programme SAPOLL :

Poster « Syrphes »

Apprendre à chasser Thamnurgus varipes (Coleoptera, Curculionidae scolitinae).

Texte et photos : Jean Claude Bocquillon.

Dans le bulletin n°23 de décembre 2013 de L’ENTOMOLOGISTE PICARD (« Les Thamnurgus Eichhoff de Picardie. Une chasse subtile » p 34). une description de cette chasse était succinctement donnée. Une malencontreuse inversion de l’illustration accompagnant cet article sur une des planches de ce bulletin montrait Teucrium scorodonia en lieu et place de Euphorbia amygdaloides, plante hôte de cet insecte.

Hier 29-01-2017, j’ai rencontré cette euphorbe en forêt de Chantilly, visiblement dépérissante au milieu d’un groupe bien portant, et cela me permet d’illustrer de façon plus précise les indications figurant dans l’article. On peut voir en particulier les trous dans la tige rouge et l’aspect des feuilles de la plante attaquée, pendantes et non horizontales.

 

 

 

observation septentrionale inhabituelle

Thysanoplusia orichalcea : visible en Indonésie, au Sud de l’Asie, en Afrique, Australie, Sri Lanka ou Nouvelle Zélande, ce papillon de nuit de la famille des Noctuidae, sous-famille des Plusiinae, est un migrateur très occasionnel dans le nord de l’Europe.

C’est donc une espèce très peu observée jusqu’ici en France, principalement sur le pourtour méditerranéen et la côte atlantique, d’août à novembre. Il est erratique à l’intérieur des terres.

Il y avait vraisemblablement fort peu de chances de l’observer en région Hauts-de-France où il n’avait jamais été noté, jusqu’à août 2016 où il a été vu dans l’Oise, attiré par la lampe à vapeur de mercure :

 

Vous retrouverez cette observation détaillée dans le prochain Bulletin de l’ADEP, « l’Entomologiste Picard », avec une autre observation peu commune d’une seconde Plusiinae : Chrysodeixis chalcites.

Scytoides thoracica : une araignée étonnante.

Difficile de se tromper sur son identification si l’on y prête un temps soit peu attention. Cette petite araignée noire et brune (3 à 6 mm) présente sur le céphalothorax circulaire, des arabesques noires caractéristiques (cf photo jointe), un abdomen rond et des pattes annelées. Elle ne possède « que » 6 yeux contrairement à la majorité des araignées.

Autre caractéristique : elle est haplogyne (c’est-à-dire que la femelle est dépourvue d’épigyne). Mais ce n’est pas tout. Cette espèce ne construit pas de toile. Nocturne, elle se déplace très lentement sur les murs (à l’intérieur des habitations) à la recherche de proies. C’est une araignée « cracheuse » qui lance un savoureux mélange « poison-colle » sur ses proies.

Dans notre périmètre géographique, c’est la seule espèce de son Genre. Dans le Nord, elle a coutume à rentrer dans les habitations (dans le Sud, on la trouve plutôt sous les pierres). Si elle est signalée dans l’Oise, l’Aisne et la Somme, sa répartition est encore incomplète : n’hésitez pas à nous signaler sa présence.

Clichés : L.Colindre.

Question d’antennes

 

 

 

Papillons de jour ou papillons de nuit ?

 

Chez les Lépidoptères, on parle de papillons de jour ou de papillons de nuit. Pour les distinguer, on peut gager que les papillons de jour (Rhopalocères) volent le jour et les papillons de nuit (Hétérocères) volent la nuit… enfin presque !

Car si les papillons de jour volent bien le jour, il arrive également à de nombreuses espèces de papillons de nuit de voler en journée ou en soirée. Parmi les hétérocères actifs le jour, on peut citer : Autographa gamma, Chiasmia clathrata ou encore Macroglossum stellatarum :     

           

Alors pour les distinguer, les couleurs vives des Rhopalocères et les couleurs ternes des Hétérocères nous guideront-elles ? Pas davantage ! De nombreux hétérocères sont richement colorés, telles les écailles :

     

Pour faire la différence, c’est relativement simple, il faut regarder les antennes. Les papillons de jour (Rhopalocères) ont une petite boule au bout des antennes (rhopalo = massue) :

Tandis que les papillons de nuit (Hétérocères) ont des antennes aux formes variées (= hétéro) telles que plume, fil ou peigne :

 

Maculinea et Myrmica : une relation indispensable papillon-fourmi.

Avertissement : Le texte utilise une multitude de répétitions : « Myrmica » et « Maculinea » indispensable à la compréhension du phénomène biologique. Par avance toutes nos excuses auprès de nos lecteurs !

Définition :

  1. Fourmi :

Le genre Myrmica regroupe aujourd’hui 23 taxons français depuis la découverte d’une nouvelle espèce pour la France en 2016. En Picardie, il a été répertorié 7 espèces. Souvent appelées « fourmis rouges », c’est un groupe homogène en coloration et en taille (env. 5 mm).

Gyne (à droite) et ouvrières Myrmica. Photo : L.C.

2. Papillon :

Le genre Maculinea (ou Phengaris) regroupe 4 espèces françaises de papillons (Lépidopètres / Rhopalocères). Ces papillons sont gravement menacés en France comme en Europe avec une perte estimée à 55% des populations en 22 ans (« The European Grassland Butterfly Indicator : 1990-2011 European Environment Agency, 2013 »). En Picardie nous connaissons 2 espèces :

  • M. arion (L. 1758) l’Azuré du serpolet connu dans l’Aisne exclusivement.
  • M. alcon (Denis & Shiffermüller, 1775) qui se divise en deux écotypes :
    • M. alcon « rebeli » (Hirschke, 1904) l’Azuré de la croisette. Aisne et Oise.
    • M. alcon « alcon » (Denis & Shiffermüller, 1775) l’Azuré des mouillères. Aisne et Oise.

Biologie :

Leur biologie nécessite non seulement la présence d’une plante-hôte (Gentiana) pour s’alimenter mais aussi (et c’est là leur particularité), d’une « fourmi-hôte ». La chenille terminant en effet sa nymphose dans une fourmilière.

Ponte Maculinea rebeli sur Gentiana cruciata, Photo : T. GERARD.

Au troisième stade, la chenille se laisse choir de sa plante-hôte. Une fois au sol et incapable de se déplacer (Als et al, 2001), les fourmis du genre « Myrmica » vont la transporter jusqu’au nid. La chenille « myrmécophile » dispose d’une molécule permettant d’imiter l’odeur (hydrocarbures) des Myrmica. Ce leurre (parmi d’autres, L. Passera et al, 2016) va permettre à l’insecte de se faire « adopter ». Sans ce subterfuge, la chenille se ferait tuer par les hyménoptères. Une fois prise en charge et installée dans le nid, elle bénéficiera de la protection des fourmis et sera alimentée par les ouvrières (Elmes et al, 1991), ou, selon l’espèce, dévorera le couvain (Thomas & Elmes, 1998).

Il semble que chaque espèce de Maculinea soit associée à un certain nombre d’espèces de Myrmica, mais, localement une espèce de Maculinea se spécialise sur une espèce particulière de Myrmica. Les études réalisées dans les Pyrénées sur M. alcon écotype « rebeli » montrent que certaines populations utilisent Myrmica schencki Viereck, 1903 et d’autres Myrmica sabuleti Meinert, 1861. Mais, si les chenilles utilisant M. schenki sont « prises en charge » dans un nid de M. sabuleti (et vice-versa), les chenilles meurent. Il y a donc bien adaptation locale du papillon à une espèce particulière de Myrmica. Dans chaque station il y a une espèce de Myrmica avec laquelle une espèce donnée de Maculinea aura plus de chances de se développer. Toutes les Myrmica d’un site en revanche ne peuvent pas jouer le rôle d’hôte. Par conséquent, dans les stations où plusieurs espèces de Myrmica coexistent, la chenille mourra si elle est ramassée par une autre espèce de Myrmica que son hôte « attitré ».

Globalement, Maculinea alcon écotype « alcon » utilise surtout Myrmica scabrinodis Nylander 1846, Maculinea alcon écotype « rebeli » utilise surtout Myrmica schencki Viereck, 1903 et Maculinea arion utilise principalement Myrmica sabuleti Meinert, 1861 (Thomas et al, 1989, P. Dupont, 2011).

Maculinea rebeli (Photo : T. Gérard)

Maculinea arion (Photo : T. Gérard)

Maculinea arion (Photo : T. Gérard)

La survie de la population de Maculinea dépend donc de nombreux paramètres :

    1. de la densité absolue des nids de l’espèce de Myrmica-hôte ;
  • de la proportion de ces nids par rapport aux autres espèces de Myrmica ;
  • de la présence de la plante-hôte pour les premiers stades de développement de la chenille ;
  • de la présence de fourmis-hôtes à proximité des plantes-hôtes.
  • de plan de sauvegarde d’habitats favorables.

Avant la mise en place d’un PNA (Plan National d’Action) en faveur des Maculinea, les études se concentraient plus particulièrement sur la plante-hôte. Aujourd’hui le travail passe d’avantage par l’identification des fourmis-hôtes compte tenu d’une meilleure connaissance de la systématique myrmécologique. Ainsi, en collaboration avec le Conservatoire des Espaces Naturels de Picardie (CENP), plusieurs études entrant dans ce cadre ont étés initiées pour la Picardie (la toute première dans l’Oise, T. Cheyrezy & L. Colindre, 2015) ou sont en cours.

Il est crucial de connaitre :

  1. les potentialités d’une station pour assurer la survie des populations de Papillons ;
  2. la présence, la répartition de fourmis du genre Myrmica ;
  3. le cortège de fourmis associé (bien qu’approximatif car les prélèvements du dispositif sont trop sélectifs) afin d’apprécier la compétition interpécifique.

Le rôle de l’ADEP étant de garantir l’identification des espèces de fourmis et de collaborer à la transmission des données vers la base nationale ANTAREA.

L’indispensable relation « tripartite » : plante-papillon-fourmi pour leur survie et lié à l’indispensable relation « tripartite » : botaniste-lépidoptériste-myrmécologue pour leur sauvegarde.

Outil d’aide à l’identification des Myrmica :

http://webissimo.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Antarea_Myrmica_DREALr_cle7f8b73.pdf

Remerciements :

A Thibaut GERARD pour ses clichés.

Bibliographie :

Als T.D., Nash D.R. & Boomsma J.J. (2001). Adoption of parasitic Maculinea alcon caterpillars (Lepidoptera : Lycaenidae) by three Myrmica ant species. Anim. Behav.62, 99-106 p.

Dupont P. (2011), PNA 2011-2015 en faveur des Maculinea. Document validé par la Commission faune du CNPN du 21 Octobre 2010, 138 p.

Duquef M, Fournal M. & Pruvost D. (2004) La Picardie et ses Papillons, Tome 1, les Rhopalocères, ADEP avec la participation du CSNP, 248p.

Elmes, G W , JC Wardlaw & J A Thomas (1991). Larvae of Maculinea rebeli, a large-blue butterfly, and their Myrmica host ants : wild adoption and behaviour in ant nests. J. Zool. (London) 223 : 447-460.

Passera L. & Wild A. (2016) : Formidables fourmis, Ed Quæ 160 p.

Thomas J A G W Elmes, J C Wardlaw & M Woyciechowski (1989). Host specificity among Maculinea butterflies in Myrmica ant nest. Oecologia 79 :452-457.

Thomas, J A & G W Elmes (1998). Higher productivity at the cost of increased host-specificity when Maculinea butterfly larvae exploit ant colonies through trophallaxis rather than by predation. Ecological entomology 23 (4) : 457-464.