Archives de catégorie : Insectes

Scytoides thoracica : une araignée étonnante.

Difficile de se tromper sur son identification si l’on y prête un temps soit peu attention. Cette petite araignée noire et brune (3 à 6 mm) présente sur le céphalothorax circulaire, des arabesques noires caractéristiques (cf photo jointe), un abdomen rond et des pattes annelées. Elle ne possède « que » 6 yeux contrairement à la majorité des araignées.

Autre caractéristique : elle est haplogyne (c’est-à-dire que la femelle est dépourvue d’épigyne). Mais ce n’est pas tout. Cette espèce ne construit pas de toile. Nocturne, elle se déplace très lentement sur les murs (à l’intérieur des habitations) à la recherche de proies. C’est une araignée « cracheuse » qui lance un savoureux mélange « poison-colle » sur ses proies.

Dans notre périmètre géographique, c’est la seule espèce de son Genre. Dans le Nord, elle a coutume à rentrer dans les habitations (dans le Sud, on la trouve plutôt sous les pierres). Si elle est signalée dans l’Oise, l’Aisne et la Somme, sa répartition est encore incomplète : n’hésitez pas à nous signaler sa présence.

Clichés : L.Colindre.

Question d’antennes

 

 

 

Papillons de jour ou papillons de nuit ?

 

Chez les Lépidoptères, on parle de papillons de jour ou de papillons de nuit. Pour les distinguer, on peut gager que les papillons de jour (Rhopalocères) volent le jour et les papillons de nuit (Hétérocères) volent la nuit… enfin presque !

Car si les papillons de jour volent bien le jour, il arrive également à de nombreuses espèces de papillons de nuit de voler en journée ou en soirée. Parmi les hétérocères actifs le jour, on peut citer : Autographa gamma, Chiasmia clathrata ou encore Macroglossum stellatarum :     

           

Alors pour les distinguer, les couleurs vives des Rhopalocères et les couleurs ternes des Hétérocères nous guideront-elles ? Pas davantage ! De nombreux hétérocères sont richement colorés, telles les écailles :

     

Pour faire la différence, c’est relativement simple, il faut regarder les antennes. Les papillons de jour (Rhopalocères) ont une petite boule au bout des antennes (rhopalo = massue) :

Tandis que les papillons de nuit (Hétérocères) ont des antennes aux formes variées (= hétéro) telles que plume, fil ou peigne :

 

Maculinea et Myrmica : une relation indispensable papillon-fourmi.

Avertissement : Le texte utilise une multitude de répétitions : « Myrmica » et « Maculinea » indispensable à la compréhension du phénomène biologique. Par avance toutes nos excuses auprès de nos lecteurs !

Définition :

  1. Fourmi :

Le genre Myrmica regroupe aujourd’hui 23 taxons français depuis la découverte d’une nouvelle espèce pour la France en 2016. En Picardie, il a été répertorié 7 espèces. Souvent appelées « fourmis rouges », c’est un groupe homogène en coloration et en taille (env. 5 mm).

Gyne (à droite) et ouvrières Myrmica. Photo : L.C.

2. Papillon :

Le genre Maculinea (ou Phengaris) regroupe 4 espèces françaises de papillons (Lépidopètres / Rhopalocères). Ces papillons sont gravement menacés en France comme en Europe avec une perte estimée à 55% des populations en 22 ans (« The European Grassland Butterfly Indicator : 1990-2011 European Environment Agency, 2013 »). En Picardie nous connaissons 2 espèces :

  • M. arion (L. 1758) l’Azuré du serpolet connu dans l’Aisne exclusivement.
  • M. alcon (Denis & Shiffermüller, 1775) qui se divise en deux écotypes :
    • M. alcon « rebeli » (Hirschke, 1904) l’Azuré de la croisette. Aisne et Oise.
    • M. alcon « alcon » (Denis & Shiffermüller, 1775) l’Azuré des mouillères. Aisne et Oise.

Biologie :

Leur biologie nécessite non seulement la présence d’une plante-hôte (Gentiana) pour s’alimenter mais aussi (et c’est là leur particularité), d’une « fourmi-hôte ». La chenille terminant en effet sa nymphose dans une fourmilière.

Ponte Maculinea rebeli sur Gentiana cruciata, Photo : T. GERARD.

Au troisième stade, la chenille se laisse choir de sa plante-hôte. Une fois au sol et incapable de se déplacer (Als et al, 2001), les fourmis du genre « Myrmica » vont la transporter jusqu’au nid. La chenille « myrmécophile » dispose d’une molécule permettant d’imiter l’odeur (hydrocarbures) des Myrmica. Ce leurre (parmi d’autres, L. Passera et al, 2016) va permettre à l’insecte de se faire « adopter ». Sans ce subterfuge, la chenille se ferait tuer par les hyménoptères. Une fois prise en charge et installée dans le nid, elle bénéficiera de la protection des fourmis et sera alimentée par les ouvrières (Elmes et al, 1991), ou, selon l’espèce, dévorera le couvain (Thomas & Elmes, 1998).

Il semble que chaque espèce de Maculinea soit associée à un certain nombre d’espèces de Myrmica, mais, localement une espèce de Maculinea se spécialise sur une espèce particulière de Myrmica. Les études réalisées dans les Pyrénées sur M. alcon écotype « rebeli » montrent que certaines populations utilisent Myrmica schencki Viereck, 1903 et d’autres Myrmica sabuleti Meinert, 1861. Mais, si les chenilles utilisant M. schenki sont « prises en charge » dans un nid de M. sabuleti (et vice-versa), les chenilles meurent. Il y a donc bien adaptation locale du papillon à une espèce particulière de Myrmica. Dans chaque station il y a une espèce de Myrmica avec laquelle une espèce donnée de Maculinea aura plus de chances de se développer. Toutes les Myrmica d’un site en revanche ne peuvent pas jouer le rôle d’hôte. Par conséquent, dans les stations où plusieurs espèces de Myrmica coexistent, la chenille mourra si elle est ramassée par une autre espèce de Myrmica que son hôte « attitré ».

Globalement, Maculinea alcon écotype « alcon » utilise surtout Myrmica scabrinodis Nylander 1846, Maculinea alcon écotype « rebeli » utilise surtout Myrmica schencki Viereck, 1903 et Maculinea arion utilise principalement Myrmica sabuleti Meinert, 1861 (Thomas et al, 1989, P. Dupont, 2011).

Maculinea rebeli (Photo : T. Gérard)

Maculinea arion (Photo : T. Gérard)

Maculinea arion (Photo : T. Gérard)

La survie de la population de Maculinea dépend donc de nombreux paramètres :

    1. de la densité absolue des nids de l’espèce de Myrmica-hôte ;
  • de la proportion de ces nids par rapport aux autres espèces de Myrmica ;
  • de la présence de la plante-hôte pour les premiers stades de développement de la chenille ;
  • de la présence de fourmis-hôtes à proximité des plantes-hôtes.
  • de plan de sauvegarde d’habitats favorables.

Avant la mise en place d’un PNA (Plan National d’Action) en faveur des Maculinea, les études se concentraient plus particulièrement sur la plante-hôte. Aujourd’hui le travail passe d’avantage par l’identification des fourmis-hôtes compte tenu d’une meilleure connaissance de la systématique myrmécologique. Ainsi, en collaboration avec le Conservatoire des Espaces Naturels de Picardie (CENP), plusieurs études entrant dans ce cadre ont étés initiées pour la Picardie (la toute première dans l’Oise, T. Cheyrezy & L. Colindre, 2015) ou sont en cours.

Il est crucial de connaitre :

  1. les potentialités d’une station pour assurer la survie des populations de Papillons ;
  2. la présence, la répartition de fourmis du genre Myrmica ;
  3. le cortège de fourmis associé (bien qu’approximatif car les prélèvements du dispositif sont trop sélectifs) afin d’apprécier la compétition interpécifique.

Le rôle de l’ADEP étant de garantir l’identification des espèces de fourmis et de collaborer à la transmission des données vers la base nationale ANTAREA.

L’indispensable relation « tripartite » : plante-papillon-fourmi pour leur survie et lié à l’indispensable relation « tripartite » : botaniste-lépidoptériste-myrmécologue pour leur sauvegarde.

Outil d’aide à l’identification des Myrmica :

http://webissimo.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Antarea_Myrmica_DREALr_cle7f8b73.pdf

Remerciements :

A Thibaut GERARD pour ses clichés.

Bibliographie :

Als T.D., Nash D.R. & Boomsma J.J. (2001). Adoption of parasitic Maculinea alcon caterpillars (Lepidoptera : Lycaenidae) by three Myrmica ant species. Anim. Behav.62, 99-106 p.

Dupont P. (2011), PNA 2011-2015 en faveur des Maculinea. Document validé par la Commission faune du CNPN du 21 Octobre 2010, 138 p.

Duquef M, Fournal M. & Pruvost D. (2004) La Picardie et ses Papillons, Tome 1, les Rhopalocères, ADEP avec la participation du CSNP, 248p.

Elmes, G W , JC Wardlaw & J A Thomas (1991). Larvae of Maculinea rebeli, a large-blue butterfly, and their Myrmica host ants : wild adoption and behaviour in ant nests. J. Zool. (London) 223 : 447-460.

Passera L. & Wild A. (2016) : Formidables fourmis, Ed Quæ 160 p.

Thomas J A G W Elmes, J C Wardlaw & M Woyciechowski (1989). Host specificity among Maculinea butterflies in Myrmica ant nest. Oecologia 79 :452-457.

Thomas, J A & G W Elmes (1998). Higher productivity at the cost of increased host-specificity when Maculinea butterfly larvae exploit ant colonies through trophallaxis rather than by predation. Ecological entomology 23 (4) : 457-464.

Nos milieux : l’Artoise : une rivière labellisée.

 

Si les insectes sont le point central de notre site internet, nous avons également le devoir de présenter les biotopes régionaux de grande valeur écologique qui nous entourent. Pour cette première, je vous propose de nous intéresser quelques instants à la rivière l’Artoise.

Située dans l’Aisne, en Thiérache, elle prend sa source en Belgique près de Chimay et coule sur 19 km. Elle délimite d’ailleurs la frontière entre les deux pays sur 9 km. La Belgique et la France comptent environ 5 km de bras d’eau chacun. Elle prend fin et se jette dans le Gland en forêt domaniale de Saint-Michel, massif forestier de 2 940 ha.

Si cette rivière est si importante, elle le doit en partie à son caractère « sauvage » et à la qualité de ses eaux. Sinueuse, bien oxygénée, elle accueille une variété importante d’animaux remarquables : poissons, amphibiens, oiseaux sans oublier les invertébrés déjà mis en avant lors d’inventaires initiés par le CPIE de l’Aisne, l’OPIE, l’ONF, l’ADEP… Ce lieu est encore relativement préservé des altérations anthropiques mais nécessite une protection sur le long terme.

C’est pour cette raison qu’elle bénéficie depuis l’été 2016 du premier label « rivière sauvage » pour le bassin Seine-Normandie. Il est intéressant aussi du fait du caractère transfrontalier du bassin, ce qui nécessitera sans doute des coopérations futures. La Labellisation a été portée par la Fédération de l’Aisne pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique. Sur sept autres rivières sauvages françaises labellisées pour l’instant, elle est l’unique rivière au Nord de la France.

Elle bénéficie également d’une zone de protection d’une partie de son bassin versant coté français via la « RBI » (Réserve Biologique Intégrale) sur 75 ha permettant de mieux la protéger des activités humaines. L’Office des Forêts est en train de réaliser ou d’initier des inventaires scientifiques pour en établir son plan de gestion.

Bibliographie entomologique ADEP disponible :

–Barbut J.- Berhamel S.-Duquef M. (2001) – Pungelaria capreolaria Denis et Schiffermuller en Picardie. L’Entomologiste Picard, année 2001.

–Bocquillon J.C. (2014) – Schizotus pectinicornis L. en Picardie. Les montagnards sont là… L’Entomologiste Picard, N° 25, année 2014.

Mais aussi :

–Hallart G & Le Doaré J. (2016) – Addition à la faune des Plécoptères de France : Amphinemura borealis (Morton, 1894), Plecoptera, Nemouridae – Ephemera, 2014 (2016), Vol. 16 (2) : 93-96

 

Pour en savoir plus : http://www.rivieres-sauvages.fr/

 

 

Remerciements à G. Hallart pour ses photos.

 

Inventaire des Syrphes au Marais de Reilly (60)

 

 

 

Les Syrphes sont des Diptères dont l’étude est actuellement impulsée en France par un groupe inter-réseaux associant Réserves Naturelles de France et les Conservatoires d’espaces naturels en tant qu’indicateur de la qualité des milieux. La prise en compte de ces diptères dans l’analyse de l’intégrité écologique  d’un milieu (notion exprimant la capacité d’accueil d’un milieu et qui rend compte de sa fonctionnalité) a été permise notamment grâce au Docteur Martin C.D. Speight et sa base de données sur les syrphes européens appelée Syrph the Net (StN).

Ces insectes ont été identifiés comme bon indicateur de l’intégrité écologique d’un site pour les raisons suivantes:

– la majorité des espèces peuvent être facilement identifiables.

– l’écologie de 95 % des espèces françaises est connue (habitats occupés, alimentation des larves, traits de vie).

– il existe une base de données où figure plus de 900 espèces et les informations concernant leur écologie (période de vol, développement de larves, types d’habitats, de micro-habitats occupés…).

– contrairement à d’autres groupes d’insectes, les syrphes sont présents sur une large gamme de types d’habitats. Les informations écologiques disponibles attestent d’un haut degré de fidélité écologique de nombreuses espèces. Les syrphes peuvent fournir des informations sur toutes les strates verticales d’un milieu, des zones racinaires de graminées à la canopée des arbres en forêt.

– les trois groupes trophiques sont présents chez les larves de syrphes : espèces zoophages, phytophages et saprophages. Cette particularité, au sein de la même famille, permet de couvrir les trois groupes trophiques fondamentaux d’un écosystème.

– en terme d’échantillonnage, il existe une méthode standardisée de collecte des syrphes par l’utilisation du piège Malaise.

– le temps de génération des différentes espèces (de 8 semaines à 2 ans), couplé à leur mobilité rapide et aux différents habitats occupés, font des Syrphidae un groupe qui donne des informations sur des changements à court (saisons) et à long termes des conditions du site.

 

Cette base de données Syrph the Net développée par le Docteur Martin C.D Speight permet donc d’évaluer de manière standardisé l’intégrité d’un habitat/d’un site par rapport à un état de référence suivant le principe ci-dessous :

Les espèces au rendez-vous, exprimées en pourcentage des espèces prédites, indiquent l’intégrité écologique de l’habitat ou de la station étudiée selon certains seuils. Les espèces expliquées (pourcentage des espèces au rendez-vous sur les observées) renseignent sur la qualité de la prédiction (description préalables des habitats + codage StN) et la représentativité des habitats du site à l’échelle des paysages. L’analyse des traits de vie des espèces manquantes permet d’identifier les caractéristiques non présentes des habitats et ainsi identifier les axes de gestion à développer/améliorer (manque de bois morts, de vieux arbres, dysfonctionnement hydrique…).

Cette méthode repose donc sur une analyse comparative simple et une bonne connaissance de la biologie des espèces de syrphes.

 

Ainsi, en 2016, 3 tentes Malaise ont été posées par le Conservatoire d’espaces naturels de Picardie sur le site de Reilly le 29 avril 2016. Ces tentes ont été retirées le 20 octobre 2016.  Bien que les conditions climatiques n’aient pas été idéales en début d’année (froid et pluie), ce piégeage passif a permis d’identifier 2382 individus pour 80 espèces. Parmi ces espèces, toujours d’après Speight (2015), 6 espèces seraient en déclin en Europe : Calliprobola speciosa, Cheilosia rufimana, Chrysotoxum elegans, Chrysotoxum verrali (photo ci-dessous), Microdon analis, Xanthogramma stackelbergi et 4 espèces seraient en déclin en France : Cheilosia rufimana, Chrysotoxum verrali, Parhelophilus frutetorum, Xanthogramma stackelbergi.

 

De plus, deux espèces sont dites « utiles pour l’identification des forêts d’importance internationale dans le domaine de la protection de la nature » d’après Speight (1989). Il s’agit de Brachyopa bicolor et de Calliprobola speciosa. On notera aussi la découverte d’une nouvelle espèce pour la Picardie Xylota abiens.

 

L’analyse de ces espèces pour l’intégrité écologique des milieux sera réalisée en 2017 avec un complément d’inventaires en début d’année afin de « compenser » le printemps non propice aux syrphes de 2016.

 

Pour finir, les punaises, araignées et coléoptères capturés par les tentes Malaise ont été triés et envoyés aux spécialistes régionaux pour détermination. A l’heure de la rédaction de ce bilan, une partie des punaises a été déterminée (par C. MOREL) ainsi qu’une partie des coléoptères (par J.C. BOCQUILLON).

photo CEN Picardie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Intervention de l’ADEP à la 4ème Conférence sur la faune sauvage.

Picardie Nature a organisé la 4ème conférence régionale sur la faune sauvage le samedi 26 novembre à Crépy-en-Valois (60). Un programme chargé  avec une présentation des avancées relatives à plusieurs études en cours : présentation de clicnat « 2 », exemple de politique de maintien du bocage en Thiérache, bilan des actions sur le secteur « Valois », listes rouges faunistiques et leur utilité, futur atlas des amphibiens et reptiles, intérêt écologique du Camps militaire de Sissonne, les populations de Petits Rhinolophes en Forêt de Compiègne, Rêtz et Ourscamp, les voies ferrées : corridors pour la faune, la pipistrelle commune mais peu connue pour l’essentiel.

Concernant les insectes, deux interventions spécifiques :

« les papillons de nuit au jardin » présenté par Thibaut Gérard (Coordinateur bénévole du réseau « Papillons » à Picardie Nature) avec de superbes clichés et une présentation par J.H Yvinec et M. Carreira de l’ADEP sur les insectes aquatiques des mares des trois forêts de Compiègne, Laigue et Ourscamp devant un parterre d’une cinquantaine de personnes. Plusieurs questions de l’auditoire ont permis de constater la curiosité et l’intérêt face à la préservation des mares et de leurs utilités écologiques.

Cette étude, commandée à l’ADEP par l’ONF (Office National des Forêts) a été menée par l’ensemble des membres de l’association sur deux années (2015-2016). Plusieurs spécialistes de renom sont également intervenus dans ce cadre : Jean François ELDER, Daniel LOHEZ, Gilles NEVEU et Pierre QUENEY qui vient de publier un catalogue des coléoptères aquatiques de la région parisienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Picardie Nature.

Photo : L. C

Sortie ADEP 03/2016 en Forêt d’Ourscamp. Photo : L. C

 

 

 

 

L’ADEP s’expose !

L’ADEP s’expose. Quelques exemples :

  • Bourse des collectionneurs à Maignelay-Montigny (60) en 2002
  • Participation régulière, avec un stand important, à l’exposition annuelle de l’ABMARS, à Senlis (60)
  • Participation de nos membres aux Rencontres entomologiques d’Ile-de-France (Bourse d’exposition internationale – Insectes et Arachnides) organisées par l’AECFT à Juvisy (région parisienne) chaque année (ainsi qu’à Beauvais (60) en 2005)
  • Organisation de l’exposition “Papillons et autres Insectes, de la Picardie à la Guyane”, à Blangy-Tronville (80) en 2006
  • Tenue d’un stand dans les jardins de Valloires (80), en juillet 2007, et 2008.
  • Participation à la “Fête de la Nature” à Samara (80) en mai 2008, en mai 2009, en mai 2010…
  • Exposition régulière à Corbie (80)
  • Participation (stand) à la Journée des Associations, tenue chaque année à Compiègne.

 

ABMARS 2016 : Jean Claude aux aguets !

 

Stand ADEP à Corbie, lundi de Pentecôte 2016.

Abbaye de Valloire (Somme 80).

Savoir séparer Dorcus parallelipedus L. 1758 (la Petite biche) et Lucanus cervus femelle L. 1758 (le Lucane cerf-volant)

 

 

 

 

 

 

Si le mâle Lucane cerf volant (Lucanus cervus) ne pose aucun problème d’identification, la femelle est parfois confondue avec la petite biche (Dorcus parallelipedus). Il est pourtant simple de ne pas faire l’erreur :

Lucanus cervus femelle, élytres lisses.

bethisy-15-juillet-095-661x800-bis

Dorcus parallelipedus aux élytres granuleuses. La forme de l’insecte est globalement plus rectangulaire :dorcus-parallelipipedus-19-juillet-007-701x800-bis

 

Reconnaître les principales sous-familles de Fourmis.

 

 

 

 

Ordre : Hyménoptères – Sous-ordre : Apocrites – Infra-ordre : Aculéates

En France la famille des Formicidae est divisée en 6 sous-familles :

1- Les Dolichoderinae Forel, 1878 :

Très similaire à la sous-famille des Formicinae, les Dolichoderinae s’en distinguent par une fente cloacale (sans poil, flèche noire) et un gastre à 4 tergites. L’unique pétiole est porté bas et globalement incliné (flèche blanche). Les nymphes sont nues. En Picardie nous connaissons 2 espèces (1 genre).

dolichoderinae

 

2- Les Formicinae Latreille, 1809 :

Sous-famille caractérisée par l’unique pétiole dressé et porté haut (flèche). Le gastre comporte lui 5 tergites (cf. photo). Absence d’aiguillon remplacé par un acidopore (avec une frange de poils visible uniquement à la loupe à fort grossissement). Leurs nymphes se développent dans des cocons. Le Genre Formica est certainement le plus connu du grand public. Ce sont les fourmis rousses des bois formant de grandes fourmilières et comprenant souvent plusieurs centaines ou milliers d’individus. En Picardie coexistent 27 espèces (4 genres).

 

formicinae

 

3- Les Myrmicinae Lepeletier de Saint-Fargeau, 1835 :

Sous-famille caractérisée par un double pétiole (pétiole et post-pétiole cf. photo). L’abdomen porte un aiguillon fonctionnel rétractile et de taille très variable. Certaines espèces ne piquent cependant pas. Leurs nymphes sont nues. On trouve dans cette sous-famille le genre Myrmica qui offre aux chenilles de papillons de la famille des Phengaris (=Lycaenidae) la protection nécessaire à leur développement au sein de la fourmilière. Ce sont aussi les fourmis comprenant le plus d’espèces dans le monde. En Picardie : 20 espèces connues (8 genres).

 

myrmicinae

 

4- Les Ponerinae Lepeletier de Saint-Fargeau, 1835 :

Caractérisée par l’unique pétiole massif et un étranglement du gastre bien visible (flèches). Présence d’un aiguillon rétractile. Surtout des fourmis tropicales. En France, ce sont de petites espèces endogées. En Région nous avons identifié 3 espèces (2 genres).

 

ponerinae

 

Les deux autres sous-familles : Leptanillinae Emery, 1910 et Proceratiinae Emery, 1895 sont absentes de notre région (fourmis rares et/ou sous détectées, uniquement dans le Sud de la France).

 

Pour aller plus loin je vous invite à vous connecter sur le site de Claude LEBAS (Antarea) :

http://cle.fourmis.free.fr/

 Photos de l’auteur. Tous droits réservés.