Séminaire Entomologique de Senlis 2018 : Les araignées d’Ermenonville.

 

 

 

 

 

 

Par Céline PAGOT.

A Senlis, le mardi 16 octobre, Emmanuel Vidal, arachnologue de l’ADEP, a présenté en compagnie de Jean-Luc Hercent (PNR Oise-Pays de France) les résultats de son travail sur les araignées en Forêt Domaniale d’Ermenonville.

Photo : Céline Pagot

La présentation s’est déroulée en deux parties avec une introduction sur la forêt d’Ermenonville et la mise en place de la Réserve Biologique Dirigée dans un premier temps. Sur les 3000 ha de landes connues auparavant, ce sont 150 ha qui resteraient aujourd’hui, selon les explications de Jean-Luc Hercent. Les derniers aménagements forestiers ont permis de créer la Réserve Biologique Dirigée au cœur de la forêt domaniale justifiée par la biodiversité particulière retrouvée lors des diagnostics Habitats-flore-Bryologie et Araignées.

A suivie une présentation détaillée de l’étude sur l’arachnofaune de la RBD. Les  échantillonnages ont permis d’étudier divers aspects paysagers de cette partie de la forêt dont les caractéristiques landes sèches à callune. Des affinités de groupes d’espèces d’araignées aux conditions écologiques particulières rencontrées sur le terrain ont pu être mises en évidence.

Jean-Luc Hercent et Emmanuel Vidal (au micro) Photo : C. Pagot.

Cet inventaire a permis de déceler une nouvelle espèce pour la France : l’araignée Anyphaena furva (ci-dessous), araignée forestière et thermophile. Cette découverte très intéressante pour la forêt d’Ermenonville conclut que celle-ci n’a pas fini de nous dévoiler quelques surprises…

Photo : Jean-Hervé Yvinec

Pour plus de renseignements sur l’étude : secretariat@adepentomo.fr ou télécharger directement le pdf sur le site.

6ème conférence régionale sur la faune sauvage

Par Céline Pagot.

A vos agendas ! La 6ème conférence régionale sur la faune sauvage à lieu samedi 24 novembre à Urcel (Laonnois – 02).

Lien Picardie-Nature : 

http://www.picardie-nature.org/etude-de-la-faune-sauvage/les-groupes-de-faune-etudies/les-evenements-et-etudes-multi/les-conferences/article/6eme-conference-regionale-sur-la-4137

Lien pour s’inscrire

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdLUyBR6ZlrPQRA2_8LLmFZcEhQ7j6qCDLgOp1ORh-yx9SnpA/viewform

Au programme :

9h30 : Accueil des participants

9h50 : Ouverture de la journée par Patrick THIERY, Président de Picardie Nature, et Jean-Hervé YVINEC, Président de l’ADEP, puis prise de parole des personnalités présentes.

Chaque présentation sera suivie d’un temps d’échange avec la salle

10h20 : « Espèces menacées : les listes rouges de Picardie » par Sébastien MAILLIER (Picardie Nature)
10h50 : « Retour sur le week-end naturaliste du sud de Soissons » par Thomas HERMANT (Picardie Nature)
11h15 : « Présentation de l’Atlas mammifères grande région avec en exemple le Rat des moissons » par Rémi FRANÇOIS & Thomas HERMANT (Picardie Nature) et Arnaud BOULANGER (GON)

12h05 : Pause déjeuner

14h00 : « Résultats de l’étude écrevisse à pattes blanches » par Guénael HALLART (CPIE des Pays de l’Aisne) & Romain MARLOT (Fédération de Pêche de l’Aisne)
14h25 : « Inventaire des Coléoptères aquatiques de la RNN du marais d’Isle » par Céline PAGOT & Jean-Hervé YVINEC (ADEP)
14h50 : « État des connaissances et de conservation du Grand Rhinolophe dans le département de l’Aisne » par Lucie DUTOUR (Picardie Nature)

15h15 : Pause

15h45 : « Liste rouge des Araignées du Nord Pas de Calais » par Sylvain LECIGNE (GON)
16h10 : « Amélioration des connaissances sur la Vipère péliade dans les Hauts-de-France » par Nicolas CARON & Thibaut GÉRARD (CEN Picardie)
16h35 : Discussion autour des listes rouges

17h00 : Clôture de la Journée suivie du Pot de l’amitié

Fauches : arrêtons le massacre !

A l’heure où de nombreux organismes rendent des rapports sur la perte de la biodiversité à travers le monde, où les scientifiques confirment cet effondrement du vivant, que les associations locales de France constatent ce phénomène chaque jour sur le terrain, nous continuons à prendre des mesures inutiles et destructrices pour notre flore et notre faune.

Si la fauche des bas-côtés est parfois nécessaire dans les endroits stratégiques afin d’assurer la sécurité routière, elle ne l’est pas, sous prétexte que la « mauvaise » herbe fait « sale » ! Elle détruit de manière considérable notre entomofaune, et pas que…

Les accotements sont des « puits de vie » et un refuge pour insectes, reptiles et micromammifères.

J’ai pu voir des fauches mécaniques cet été dans les Alpes (photo ci-dessous) jusqu’en pleine forêt ! Du grand n’importe quoi ! Cette flore gêne qui ?! Elle est pourtant indispensable à la biologie des insectes (pollinisateurs), au développement des chenilles, etc… La diminution de cette biomasse entomologique ne profite pas non plus aux principaux prédateurs que sont les oiseaux. Il ne faut pas alors s’étonner de voir diminuer de manière inquiétante leur population à leur tour…

!!!

Les plantes des bords de route, utiles aux insectes de tous ordres, ne peuvent accomplir leur cycle biologique complet (fleurs, graines) si elles sont systématiquement fauchées : appauvrissement de la biodiversité végétale et par conséquent des espèces inféodées aux plantes disparues.

Les fauches de nos bas-côtés ne doivent plus être AUTOMATIQUES. Elles permettraient aux services de l’Etat de gagner du temps pour d’autres tâches, d’y gagner économiquement (moins de machines et par conséquent moins de carburant). L’arrêt de ces pratiques permettrait d’éviter une hécatombe de notre biodiversité locale, le tout, dans un cercle vertueux.

Un exemple : ce papillon, le demi-deuil Melanargia galathea (Linnaeus, 1758) , découpé par l’engin mécanique porte malheureusement bien son nom…

Taupe « mutilée ». Photo : Carole Derozier.

 

 

 

 

ABMARS 2018

Ce week-end (13 et 14 octobre) se déroulait à Senlis, à la caserne Ordener, le salon organisé par l’ABMARS (Association des Botanistes et Mycologues Amateurs de la Région de Senlis).

A cette occasion et comme tous les ans, l’ADEP y était, au côté de beaucoup d’autres (Conservatoire, PNR, Picardie Nature, l’Agrion, etc).

Remercions Céline, Jean Claude et Régis d’y avoir consacré beaucoup de temps pour présenter le monde des arthropodes et répondre aux questions d’un public fort intéressé…

Pour ceux qui n’ont pu venir, voici quelques photos :

Photos : L Colindre

La phorésie

La phorésie désigne le transport d’un organisme (le « phoronte ») par une autre espèce (« l’hôte »). Sur la photo ci-dessous, le phoronte est donc un acarien (4 en l’occurrence) et l’hôte, un Coleoptère (Silphidae).

Photo : D. Messin, 2018

Le phoronte solidement attaché, se désolidarisera lorsqu’il aura trouvé à coloniser un milieu où s’épanouir, et ce, plus rapidement que par ses propres moyens. Il s’agit souvent dans le monde des arthropodes, d’acariens ou de pseudoscorpions. Le Coléoptère quant à lui, aura tout simplement servi de « taxi » !

Il n’y a pas, dans la phorésie de risque vital pour l’hôte (on parlerait sinon de « parasitisme »).

Photo : L. Colindre

 

 

 

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