Archives par mot-clé : Coléoptères

article traitant de coléo

Fiche espèce : Deronectes latus (Stephens, 1829) – Artoise.

Par Jean-François ELDER

Fiches des espèces remarquables

Deronectes latus (Stephens, 1829)

(Coleoptera, Dytiscidae)

Chorologie : Ce petit coléoptère aquatique appartient à un genre à faible capacité colonisatrice. Mais parmi la trentaine d’espèces recensées, il est de celles qui possèdent la plus large aire de dispersion. Il occupe l’Europe septentrionale, occidentale, centrale, balkanique, de la Finlande, le Danemark, la Pologne, l’Allemagne, à la Grèce, le Monténégro, l’Italie, l’Espagne, les Îles Britanniques, la France… Dans notre pays, il s’observe dans la moitié septentrionale, le Centre et l’Est (Alsace), la vallée du Rhône, le Vaucluse et les Pyrénées. Dans les Hauts-de-France, il est anciennement cité de la Somme et assez récemment du Pas-de-Calais par Daniel Lohez.

Statut : Dans notre pays, il est considéré comme rare à très rare et sporadique.

Ecologie : C’est un hôte des eaux lotiques froides des rivières et des ruisseaux où il se tient parmi les pierres, les graviers et la végétation, notamment dans le chevelu racinaire des plantes rivulaires.

Première mention pour l’Aisne et seconde mention récente dans les Hauts-de-France pour cette espèce !

 

Jean François dans le biotope de l’insecte (Clichés : J.H. Yvinec et J.F Elder).

 

 

Fiche espèce : Macronychus quadrituberculatus Müller, 1806 – Artoise.

Par Jean-François ELDER.

Fiches des espèces remarquables

Macronychus quadrituberculatus Müller, 1806

(Coleoptera, Elmidae)

Chorologie : L’espèce se rencontre en Europe occidentale, centrale et orientale. Inconnue de Belgique et des Pays-Bas, elle est recensée au Luxembourg. En France, elle est citée des Ardennes, des Vosges et assez récemment capturée en Haute-Vienne et en Charente. Elle est connue d’Île de France par une capture récente dans l’Essonne (Pierre Queney). Aucune mention de sa présence des Hauts-de-France et, en Normandie, cette espèce n’a été observée que dans les départements de la Manche et de l’Orne.

Photo : J.-F. Elder.

Statut : Elle est sporadique et semble rare dans la moitié nord de la France et plus répandue dans le Sud-Ouest. Mais le statut de cette espèce et l’état de conservation de ses populations font débat parmi les auteurs. Pour certains, cet Elmidé semble être (devenu ?) extrêmement rare en Europe centrale, alors que d’autres estiment que sa situation ne semble pas être aussi préoccupante, notamment en Pologne, et que ses exigences pour des eaux de très bonne qualité ne sont pas toujours aussi marquées.

Ecologie : Les larves et les adultes sont xylophages. Les adultes se tiennent sur les troncs ou les grosses branches d’arbres immergés dans les cours d’eau où seule une recherche ciblée permet de les découvrir. Ce mode de vie, associé à une faible aptitude au vol de l’insecte, peut en partie expliquer sa très faible représentation dans les prélèvements et son statut d’espèce menacée communément attribué. Des recherches plus ciblées sont donc nécessaires pour préciser la fréquence et les exigences écologiques de cette espèce.

Première mention de l’espèce pour les Hauts-de-France !

Biotope de l’insecte (Photo : J.-H. Yvinec)

Micro-habitat (Photo : J.-F. Elder)

Fiche espèce : Agabus melanarius Aubé, 1837

Par Jean-Hervé YVINEC

 Fiches des espèces remarquables

Agabus melanarius Aubé, 1837

(Arthropoda, Hexapoda, Coleoptera)

                Dans notre base de données sur les trois forêts de l’Oise l’espèce a été observée à Ourscamp, (2016), un individu par M. Carreira et de Laigue (2015), JH Yvinec Leg, 2 ex. Elle y est donc classée comme « Rare » tant du point de vue occurrence qu’abondance. Cette espèce est considérée comme patrimoniale dans deux des trois référentiels et AR dans celui de la région parisienne (Queney 2016). L’auteur la cite de trous d’eau alimentés par infiltration ou par source mais aussi d’ornières. Elle est présente dans 11 des 291 localités et une fois sur 11 dans l’un des sites à forte diversité, précisément dans l’ensemble Forêt de Compiègne et Laigue. Deux données anciennes existent pour la Forêt d’ Ourscamp d’une ornière herbue (1994), J.C. Bocquillon leg., et d’une ornière inondée, (2008), 1 ex (Queney 2016). Ce même spécialiste la cite de Laigue (1998).

En dehors de ces citations elle n’est guère connue que la Forêt d’Hallate lors des prospections et de l’inventaire de 2008 par F. Arnaboldi, de Reilly et de la Forêt de Hez-Froidmont (Queney 2016). Pierre Queney signale l’absence de l’espèce au sud de paris dans son catalogue. Jean-François Elder nous a communiqué quelques données de l’Aisne (forêt domaniale de Retz, 2002, 3 ind., forêt domaniale de Saint-Gobain, 2002, 5 ind et Cessières, 2001, 2 ind.

Plus au nord, D. Lohez note l’espèce Rare et ne la connaît que de deux forêts, une dans le Pas de Calais, Forêt de Desvres et une dans la Somme, Forêt de Crecy 1 ex (2016). Dans un article de 1987, P. LEBLANC et H. BRUNEEL note dans l’Oise : Orry-la-Ville, mai 1963, coll . Angelini. Département confirmé par la capture le 17 mai 1985 en forêt de Malmifait près de Marseille-en -Beauvaisis de cinq exemplaires (H.BRUNEEL leg.). Les deux auteurs confirment sa présence très ancienne du département du Nord à Fives, noté par A. De NORGUET en 1863 et qui demandait confirmation, ce qui fut fait en 1984 :

– forêt de Trélon, 26 ex. (1984) et 17 ex.(1984) ;

– en 1985, 41 individus (H.B.leg.) dans différents secteurs de la forêt de Trélon : ce qui semble montrer que cette espèce est bien implantée dans cette région (Leblanc et Bruneel 1987).

Nilsson et Holmen considèrent qu’il s’agit d’une espèce d’Europe centrale et du nord, depuis la France de l’est et l’Ouest de l’Angleterre. Leblanc et Bruneel ont montré qu’en France l’espèce était cantonnée au nord et a l’est ainsi qu’au Massif central, au Doubs à La Haute-Saone et à la Bourgogne. La carte de répartition réalisé à partir de la liste des découvertes que F. bameul avait collationné et qu’ils ont abondé est très explicite et montre qu’en France cette espèce est en limite sud d’aire de répartition.

Son milieu de prédilection, selon Franck Bameul, semble être les flaques, ornières étangs ou mares peu profonds, le plus souvent alimentés, dans les forêts sombres de Feuillus et de conifères. Le fond des pièces d’eau doit être vaseux et couvert de feuilles mortes décomposés. La présence des espèces serait conditionnée par le taux élevé d’acides humiques ( issu de la décomposition de l’humus et des feuilles). Une végétation associée de sphaignes, characées … y est associée. Ceci en fait une espèce de grandes forêts et de tourbières.

 

Pièces génitales.

Texte & photos : J-H. Yvinec

Apprendre à chasser Thamnurgus varipes (Coleoptera, Curculionidae scolitinae).

Texte et photos : Jean Claude Bocquillon.

Dans le bulletin n°23 de décembre 2013 de L’ENTOMOLOGISTE PICARD (« Les Thamnurgus Eichhoff de Picardie. Une chasse subtile » p 34). une description de cette chasse était succinctement donnée. Une malencontreuse inversion de l’illustration accompagnant cet article sur une des planches de ce bulletin montrait Teucrium scorodonia en lieu et place de Euphorbia amygdaloides, plante hôte de cet insecte.

Hier 29-01-2017, j’ai rencontré cette euphorbe en forêt de Chantilly, visiblement dépérissante au milieu d’un groupe bien portant, et cela me permet d’illustrer de façon plus précise les indications figurant dans l’article. On peut voir en particulier les trous dans la tige rouge et l’aspect des feuilles de la plante attaquée, pendantes et non horizontales.

 

 

 

Inventaire des coccinelles de l’Oise

 

 

 

Depuis plusieurs années déjà, les coccinelles (Insecta, Coleoptera, Coccinellidae) font l’objet d’un inventaire spécifique systématique à l’échelle communale dans le département de l’Oise (60). Les observations ainsi produites ont permis de rédiger et publier une petite série d’article ayant pour but de préciser la répartition, l’écologie fine et les meilleures modalités de recherche des différentes espèces ou groupes d’espèces.

A ce jour, près des deux tiers des communes du département ont fait l’objet d’au moins un signalement de coccinelles. La commune la moins renseignée fait l’objet d’une seule donnée, la commune la plus renseignée l’est pour plus de 1100 données.

Si l’objectif final est bien de visiter toutes les communes, l’objectif prioritaire est d’homogénéiser la répartition des prospections dans les différentes parties (pays) du département et aussi d’homogénéiser la pression d’observation sur l’ensemble des 60 espèces actuellement signalées dans le département.

Si cet inventaire vous intéresse et que vous souhaitez participer aux prospections de terrain, ou si vous disposez de données ou encore d’individus en collections, n’hésitez pas à prendre contact.

 

Coccinella magnifica, Forêt de Compiègne, 2015.

Photo : L Colindre.

Savoir séparer Dorcus parallelipedus L. 1758 (la Petite biche) et Lucanus cervus femelle L. 1758 (le Lucane cerf-volant)

 

 

 

 

 

 

Si le mâle Lucane cerf volant (Lucanus cervus) ne pose aucun problème d’identification, la femelle est parfois confondue avec la petite biche (Dorcus parallelipedus). Il est pourtant simple de ne pas faire l’erreur :

Lucanus cervus femelle, élytres lisses.

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Dorcus parallelipedus aux élytres granuleuses. La forme de l’insecte est globalement plus rectangulaire :dorcus-parallelipipedus-19-juillet-007-701x800-bis

 

Inventaire Marais de l’Isle à Saint-Quentin

L’ADEP procède en ce moment à l’inventaire préalable des Coléoptères et Hétéroptères du marais. Ainsi qu’à celui des Araignées, qui se trouve dans sa phase principale de réalisation.

Pour les Coléoptères et Hétéroptères, une première mission à eu lieu le 20 10 2016 pour inventorier les gouilles (sortes de mares creusées dans un tremblant) de la Zone U.

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Transports des spécialistes par barge au sein de la réserve de St Quentin

 

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bacs et filets pour la recherches des aquatiques

Pierre Queney, Daniel Lohez et J.H. Yvinec y ont participé.

 

Une seconde journée d’inventaire a pris place le 06 11 2016, lors d’une sortie ADEP. Durant cette journée, Miguel Carreira et J.-H. Yvinec ont collecté punaises et coléoptères aquatiques dans des fossés tandis qu’Emmanuel Vidal se consacrait à l’inventaire des Araignées.

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Pierre Queney en action dans une gouille de la réserve de St Quentin