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6ème conférence régionale sur la faune sauvage

Par Céline Pagot.

A vos agendas ! La 6ème conférence régionale sur la faune sauvage à lieu samedi 24 novembre à Urcel (Laonnois – 02).

Lien Picardie-Nature : 

http://www.picardie-nature.org/etude-de-la-faune-sauvage/les-groupes-de-faune-etudies/les-evenements-et-etudes-multi/les-conferences/article/6eme-conference-regionale-sur-la-4137

Lien pour s’inscrire

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdLUyBR6ZlrPQRA2_8LLmFZcEhQ7j6qCDLgOp1ORh-yx9SnpA/viewform

Au programme :

9h30 : Accueil des participants

9h50 : Ouverture de la journée par Patrick THIERY, Président de Picardie Nature, et Jean-Hervé YVINEC, Président de l’ADEP, puis prise de parole des personnalités présentes.

Chaque présentation sera suivie d’un temps d’échange avec la salle

10h20 : « Espèces menacées : les listes rouges de Picardie » par Sébastien MAILLIER (Picardie Nature)
10h50 : « Retour sur le week-end naturaliste du sud de Soissons » par Thomas HERMANT (Picardie Nature)
11h15 : « Présentation de l’Atlas mammifères grande région avec en exemple le Rat des moissons » par Rémi FRANÇOIS & Thomas HERMANT (Picardie Nature) et Arnaud BOULANGER (GON)

12h05 : Pause déjeuner

14h00 : « Résultats de l’étude écrevisse à pattes blanches » par Guénael HALLART (CPIE des Pays de l’Aisne) & Romain MARLOT (Fédération de Pêche de l’Aisne)
14h25 : « Inventaire des Coléoptères aquatiques de la RNN du marais d’Isle » par Céline PAGOT & Jean-Hervé YVINEC (ADEP)
14h50 : « État des connaissances et de conservation du Grand Rhinolophe dans le département de l’Aisne » par Lucie DUTOUR (Picardie Nature)

15h15 : Pause

15h45 : « Liste rouge des Araignées du Nord Pas de Calais » par Sylvain LECIGNE (GON)
16h10 : « Amélioration des connaissances sur la Vipère péliade dans les Hauts-de-France » par Nicolas CARON & Thibaut GÉRARD (CEN Picardie)
16h35 : Discussion autour des listes rouges

17h00 : Clôture de la Journée suivie du Pot de l’amitié

Fauches : arrêtons le massacre !

A l’heure où de nombreux organismes rendent des rapports sur la perte de la biodiversité à travers le monde, où les scientifiques confirment cet effondrement du vivant, que les associations locales de France constatent ce phénomène chaque jour sur le terrain, nous continuons à prendre des mesures inutiles et destructrices pour notre flore et notre faune.

Si la fauche des bas-côtés est parfois nécessaire dans les endroits stratégiques afin d’assurer la sécurité routière, elle ne l’est pas, sous prétexte que la « mauvaise » herbe fait « sale » ! Elle détruit de manière considérable notre entomofaune, et pas que…

Les accotements sont des « puits de vie » et un refuge pour insectes, reptiles et micromammifères.

J’ai pu voir des fauches mécaniques cet été dans les Alpes (photo ci-dessous) jusqu’en pleine forêt ! Du grand n’importe quoi ! Cette flore gêne qui ?! Elle est pourtant indispensable à la biologie des insectes (pollinisateurs), au développement des chenilles, etc… La diminution de cette biomasse entomologique ne profite pas non plus aux principaux prédateurs que sont les oiseaux. Il ne faut pas alors s’étonner de voir diminuer de manière inquiétante leur population à leur tour…

!!!

Les plantes des bords de route, utiles aux insectes de tous ordres, ne peuvent accomplir leur cycle biologique complet (fleurs, graines) si elles sont systématiquement fauchées : appauvrissement de la biodiversité végétale et par conséquent des espèces inféodées aux plantes disparues.

Les fauches de nos bas-côtés ne doivent plus être AUTOMATIQUES. Elles permettraient aux services de l’Etat de gagner du temps pour d’autres tâches, d’y gagner économiquement (moins de machines et par conséquent moins de carburant). L’arrêt de ces pratiques permettrait d’éviter une hécatombe de notre biodiversité locale, le tout, dans un cercle vertueux.

Un exemple : ce papillon, le demi-deuil Melanargia galathea (Linnaeus, 1758) , découpé par l’engin mécanique porte malheureusement bien son nom…

Taupe « mutilée ». Photo : Carole Derozier.

 

 

 

 

ABMARS 2018

Ce week-end (13 et 14 octobre) se déroulait à Senlis, à la caserne Ordener, le salon organisé par l’ABMARS (Association des Botanistes et Mycologues Amateurs de la Région de Senlis).

A cette occasion et comme tous les ans, l’ADEP y était, au côté de beaucoup d’autres (Conservatoire, PNR, Picardie Nature, l’Agrion, etc).

Remercions Céline, Jean Claude et Régis d’y avoir consacré beaucoup de temps pour présenter le monde des arthropodes et répondre aux questions d’un public fort intéressé…

Pour ceux qui n’ont pu venir, voici quelques photos :

Photos : L Colindre

La phorésie

La phorésie désigne le transport d’un organisme (le « phoronte ») par une autre espèce (« l’hôte »). Sur la photo ci-dessous, le phoronte est donc un acarien (4 en l’occurrence) et l’hôte, un Coleoptère (Silphidae).

Photo : D. Messin, 2018

Le phoronte solidement attaché, se désolidarisera lorsqu’il aura trouvé à coloniser un milieu où s’épanouir, et ce, plus rapidement que par ses propres moyens. Il s’agit souvent dans le monde des arthropodes, d’acariens ou de pseudoscorpions. Le Coléoptère quant à lui, aura tout simplement servi de « taxi » !

Il n’y a pas, dans la phorésie de risque vital pour l’hôte (on parlerait sinon de « parasitisme »).

Photo : L. Colindre

 

 

 

Inventaire botanique du CBNBL : saisie en ligne. Un lien utile !

 

 

Parce que sans fleur, point d’insecte (et inversement !), voici un lien très utile permettant aux entomologistes du Nord-Ouest, de saisir en ligne la flore observée :

http://jeparticipe.cbnbl.org.

Initié par le CBNBL, Conservatoire Botanique National de Bailleul.

Une observation, un pointage, une espèce.

Ce formulaire est simple :

  •  le choix de l’espèce se fait par son nom scientifique*(sur la base du référentiel du CBNBL que vous trouvez ici),
  • on réalise le pointage sur l’outil cartographique,
  • on renseigne les informations sur la population (nombre d’individus, superficie),
  • on ajoute une photo et un commentaire si on le souhaite
  • on envoie !

(*) Pour les espèces exotiques envahissantes, la saisie avec le nom français est également possible.

Une fois les observations validées par votre référent, elles seront intégrées et consultables dans Digitale2 http://digitale.cbnbl.org dans l’onglet « Mes observations »

 

 

Portrait d’entomologiste : Claire Villemant

Claire Villemant, maître de conférence et spécialiste des hyménoptères au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, a donné une conférence sur le thème du métier d’entomologiste jeudi 14 juin, Salle des Noues, à Verneuil en Halatte. Spécialiste des guêpes parasitoïdes (Tordicidae), elle met au jour les complexes parasitaires, les réseaux et leurs relations. Elle est également responsable des collections du MNHN.

Cette  conférence a été initiée par l’association L’agrion de l’Oise lors de sa 17ème réunion trimestrielle.

Plusieurs thèmes ont été abordés parmi lesquels le cursus exceptionnel qu’elle a suivi pour en être arrivé là, mais aussi la gestion des collections d’Hyménoptères du Muséum (1 million de spécimens à s’occuper, fruits de collections privées ou de missions partout dans le monde, 2000 nids de guêpes, abeilles, termites…, plusieurs milliers de galles, etc). La préparation du matériel pour des prêts aux chercheurs du monde entier qui en font la demande. Claire Villemant et sa collaboratrice, sont pourtant seules à prendre en charge ce travail colossal !

A ceci s’ajoute la diffusion des connaissances. Administratrice de l’OPIE, elle détermine, diffuse nombre de découvertes exceptionnelles, participe à de nombreux ouvrages et est sollicitée pour la relecture d’articles scientifiques, thèses ou des ouvrages à destination du grand public comme, entre autre, « le journal le plus lu dans les terriers » : « la Hulotte » bien sûr !

Son travail ne s’arrête pas là, loin s’en faut. L’étude de la biodiversité est une mission d’importance. Elle participe aux expéditions autour du globe dans les milieux encore vierges où l’Homme n’a pas (encore) mis le pied. Elle rappelle l’étude allemande sur l’érosion de l’entomofaune (article à consulter sur notre site), les problématiques de déforestation, de monoculture et de pollution.

La seconde partie de la conférence bardée d’anecdotes et d’informations « croustillantes » fut consacrée au Frelon asiatique Vespa velutina Lepeletier, 1836 dont elle suit l’irrémédiable expansion en France et en Europe.

La gentillesse de la conférencière, ses explications et son expérience ne pouvaient qu’enchanter le public, malheureusement trop peu nombreux compte tenu des enjeux environnementaux et économiques qui en découlent…

 

Photo : L Colindre avec l’aimable autorisation de Mme Claire Villemant.

 

Identification des coccinelles de Picardie adultes (moyennes et grandes espèces) – Par Sophie Declercq

Ce document s’adresse aux personnes souhaitant apprendre à reconnaître et identifier les coccinelles. Il ne présente pas une liste complète des espèces connues en Picardie. Il a pour but d’aiguiller au mieux l’observateur.

 

 

Document_identification_simplifie_coccinelles_SDeclercq_dec2013

 

Photo de mise en avant : L. Colindre.