Tous les articles par Laurent Colindre

Photos du week-end en Thiérache 24 et 25 septembre 2022 (secteur Serres-Amont)

Milieu prospecté (Photo : Carole DEROZIER).
Groupe Val de Serre (Photo G. HALLART).
Observation de Dolycoris bacarum (Carole DEROZIER).
Mare prairie Grandrieux, Jean Hervé au filet troubleau (Photo G. HALLART).
(Photo : Guénael HALLART).
Julie en pleine recherche (Photo G HALLART).
Chenille de Cilix glaucata sur aubépine (Photo Carole DEROZIER).
Chenille Atolmis rubricollis (Photo Carole DEROZIER).
Soirée LepiLED (Photo G. HALLART).
Perrine soirée chasse de nuit. Détermination des spécimens (Photo G. HALLART).

Sortie ADEP « post AG » en Forêt Domaniale de Compiègne (Faisanderie) – 09 octobre 2022

Photo : C. DEROZIER

A la recherche des coléoptères saproxylophages sous l’œil « vigilant » du Président Jean-Hervé !

Aradus betulae, Photo Carole Derozier

Mais sous les écorces, il n’y a pas « que » des Coléoptères à l’instar de cette punaise : Aradus betulae.

Une belle journée ! (Photo C. Derozier).
Faisanderie une chenille de Lasiocampa quercus (Photo C. Derozier).
Maison forestière de St Corneille, au battage : Lithophane socia. (Photo C. Derozier).

Invitation au week-end d’étude entomologique en Thiérache – 2022 – Portes de la Thiérache

Par Guénael HALLART

Du 23 au 25 septembre, aura lieu le traditionnel « week-end d’études entomologiques en Thiérache », co-organisé par le CPIE (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement) et l’ADEP (Association Des Entomologistes de Picardie).

Ce sera la 6ème édition.

Chaque année, à cette occasion, des entomologistes bénévoles de l’ADEP, mais aussi d’associations partenaires (SENF, OPIE..), parcourent un secteur de Thiérache, pour améliorer la connaissance sur les insectes de notre territoire, chacun avec ses spécialités (coléoptères aquatiques, éphémères, coléoptères terrestres, hyménoptères…), et en invitant les habitants à se joindre à eux.

Cette année il sera réalisé sur le secteur de la Serre amont, en partenariat avec la Communauté de Communes des Portes de la Thiérache.

Depuis les gîtes de Grandrieux, les entomologistes prospecteront ainsi, jours et nuits, la haute vallée de la Serre, ses affluents, ses mares, son bocage…

Les personnes souhaitant se joindre à ces prospections, les aider et découvrir en même temps des insectes et des techniques d’étude, ce peut être :

Du matériel (filets, pots d’observation, épuisettes, loupes…) pourra être prêté.

Pour vous inscrire ou obtenir plus de renseignements vous pouvez nous contacter :

g.hallart@cpie-aisne.com / 0623700784.

A bientôt, L’équipe de l’antenne Thiérache du CPIE.

Observation d’un Antherophagus sur la trompe d’un Bourdon !

Par Allan BARRIER & Nathalie GRATIEN

Le 25 mai, alors que nous prospections dans un massif d’Iris pour vérifier la présence de Mononychus punctumalbum (Charançon des Iris), à l’École de la Forêt, à Phalempin, où nous travaillons, nous avons trouvé un Bourdon sur une fleur semblant se nettoyer la trompe avec insistance. En regardant de plus près, une sorte de boule marron y était collée et ne semblait pas vouloir se décrocher. Étonnés par la scène, nous avons donc pris quelques photos, pensant tout d’abord qu’il s’agissait d’un parasite externe comme un acarien, par exemple.

En regardant les photos sur ordinateur par la suite, nous avons découvert que c’était un Coléoptère.

Étant novices en entomologie, nous avons fait quelques recherches dans des livres et sur Internet, mais sans grand succès. Heureusement, la rencontre avec des membres de l’ADEP nous a apporté la réponse : il s’agit d’Antherophagus.

Les recherches sur la biologie de ce genre ne furent pas simples non  plus…

De la famille des Cryptophagidae, il existe 3 espèces d’Antherophagus en Europe (A. pallens, A. silaceus, A. similis) identifiables par la forme de leur pronotum et leur pilosité. Nous ne nous risquerons donc pas à aller jusqu’à l’espèce.

Ce sont des espèces phorétiques hautement spécialisées avec des larves se développant parmi les détritus dans les nids de Bourdons.

Les adultes, floricoles, se nourrissent de pollen et de nectar. Les femelles s’attachent aux Bourdons en visite (sur les pattes, les antennes ou la trompe) pour être transportées jusqu’au nid et pondre dans les détritus dont se nourrissent leurs larves.

Des mâles ont également été découverts dans les nids qui servent certainement de lieu d’hivernage, mais peut-être aussi de lieu de reproduction.

Nous continuons nos prospections et espérons trouver encore des scènes insolites comme celle-ci !

Sortie ADEP : « Recherche des coléoptères saproxyliques du Mont Ganelon »

Dimanche 15 mai 2022.

Les coléoptères « saproxyliques » se définissent comme des insectes effectuant un cycle de vie dans la décomposition du bois mort. De ce fait, ils participent à la dégradation et au bon état de la forêt et de tout autre habitat. Il faut distinguer les insectes saproxyliques (ou saproxylophages) qui détériorent le bois « mort » des insectes ravageurs qui eux, s’attaquant au bois « sain ».

« Les insectes coléoptères, riches de 2663 espèces attachées à 74 familles en France, et qui dominent le cortège saproxylique avec les champignons, constituent­ ainsi un groupe indicateur fréquemment utilisé dans le monde forestier » (source MNHN, 2019).

L’état de conservation des milieux forestiers passent donc par une connaissance de la biodiversité et plus précisément de ce groupe « phare ».

Thierry et Jean-Hervé à la recherche de Coléoptères saproxyliques au pied d’un vieil arbre.

Pour l’évaluer, l’ADEP est missionnée pour effectuer une série d’observations et de déterminations. Des points géographiques spécifiques sont étudiés à l’échelle régionale. Quelques pièges ont été mis en place pour capturer les espèces crépusculaire et nocturnes. Ces méthodes de piégeage le sont sur des durées précises, sont encadrés dans le cadre de l’étude en cours et n’impacte pas les populations globales.

Contrôle d’un piège vitre sous un arbre mort.

Le piège vitre permet de récolter les insectes volants autour de l’arbre.

Pose d’un piège à interception.

Le piège à interception est une méthode permettant de pouvoir récupérer les individus se développant à l’intérieur du tronc d’un arbre creux et de récupérer les adultes émergeant à la fin de leur cycle larvaire.

Sphindus dubius : photo J. H. Yvinec
Agathidium-dicoideum Photo J. H. Yvinec

Parution : Les Abeilles et Guêpes du Loiret

Hyménoptères Sphéciformes par Romain Le Divelec, Jean-David Chapelin-Viscardi et Alain Larivière. Une coédition de la revue L’Entomologiste et de la Société pour le Muséum d’Orléans et les Sciences (So.MOS). Publié en 2022.

Un ouvrage de référence
• Un aperçu de la faune historique et un état des lieux de la faune contemporaine dans le département
• Une synthèse de plus de 17 000 observations loirétaines
• Fruit de 7 années de travail d’analyse, d’illustration et de rédaction

181 espèces traitées :
• Une fiche par espèce
• Macrophotographies d’au moins une espèce par genre
• Une analyse des communautés des grands ensembles écologiques loirétains

Un beau livre :
• Format à la française 16 × 24 cm
• 368 pages
• Plus de 280 figures couleurs (diagrammes, clichés d’insectes in natura, de spécimens de référence ou d’habitats)

Cet ouvrage est une somme de connaissances sur les Hyménoptères Sphéciformes du Loiret. A la croisée des chemins entre Guêpes et Abeilles, ce groupe d’insectes méconnu se révèle intéressant à bien des égards. A la fois pollinisatrices et chasseuses, certaines espèces participent activement à la régulation d’insectes dommageables aux plantes cultivées, notamment des Pucerons.

Un important travail de prospection a été mené dans le département depuis plusieurs dizaines d’années et 181 espèces ont été recensées à ce jour. Toutes sont présentées ici, afin de fournir au lecteur un maximum d’informations sur leur fréquence, leur biologie, leur écologie et leur période d’activité. Certaines espèces restent toutefois encore à découvrir. Une analyse des ensembles écologiques loirétains est également proposée dans l’ouvrage. Les Sphéciformes exotiques sont abordés et les espèces présentant un intérêt patrimonial sont mises en exergue pour une meilleure prise en compte de la biodiversité dans les actions d’aménagement et de gestion du territoire.

Cet ouvrage permettra enfin au non-spécialiste de se familiariser avec ces Guêpes discrètes, aux formes et aux couleurs diverses mais surtout aux mœurs passionnantes.

La publication de ce livre a été rendue possible grâce au soutien de la Société d’exploitation des réseaux d’assainissement (SERA – SUEZ Eau France), la Ville d’Orléans, le Conseil départemental du Loiret, la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) Centre – Val de Loire, le réseau thématique de recherche EntomoCentre et la région Centre – Val de Loire.

Tarif de 25€ TTC (port en sus) pour les membres de la So.MOS et les abonnés de la revue L’Entomologiste (à jour de leur cotisation / abonnement).

Prix de l’ouvrage : 30 € TTC (port en sus)
L’ouvrage est à se procurer auprès de la Société pour le Muséum d’Orléans et les Sciences (So.MOS) : télécharger le bon de commande

Sortie ADEP à Bienville (Oise)

Une bien belle journée pour découvrir les milieux humides et secs de Bienville qui s’est déroulée dimanche 1er mai 2022.

Photo : LC

Carole, Jean-Hervé, Joël, Thierry et Laurent se sont concentrés sur les insectes saproxyliques, fourmis et tous ceux qui souhaitaient tomber dans les parapluies japonais !

Sous les yeux experts de nos collègues. Notez l’index et la détermination de Carole à ce moment précis ! Photo LC.
Sous le regard médusé d’une « araignée-crabe » Photo : LC
Beauté du paysage. Photo LC
Les entomologistes en action ! Photo LC

La journée se soldera par de nombreuses découvertes. Patience, nous reviendrons vers vous pour les résultats définitifs… mais en avant-première déjà deux belles découvertes :
– un Syrphe devenu très rare : Sphiximorpha subsessilis, dans les Syrphidae. Une découverte pour le département de l’Oise et des données datant d’avant l’an 2000 pour la Somme et l’Aisne. C’est une espèce patrimoniale liée aux vieux boisements.
– deux chenilles d’une belle et rare Noctuelle, trouvées sur chêne bien sûr : Dicycla Oo (le Double-Zéro).

Dicycla Oo (le Double-Zéro). Photo : Carole Derozier.
Une écoute religieuse du spécialiste des Coléoptères !Photo CD
Sphiximorpha subsessilis Photo : CD

Merci à Jean-Hervé pour l’organisation de cette journée.

Chartèves : un « spot » de biodiversité dans le Sud de l’Aisne à préserver !

Chartèves est situé sur un coteau de la vallée de la Marne à environ quinze kilomètres au Nord de Château-Thierry (sud de l’Aisne). C’est au début des années 2000, qu’une Réserve Naturelle Régionale (le coteau de Chartèves) a été créée. Un sentier surplombant la vallée permet aux promeneurs d’y découvrir une biodiversité exceptionnelle.

Herpétofaune, avifaune, entomofaune, etc. tout est réunis ici. Un milieu phare encore épargné par la plantation de la vigne…

Vue sur le coteau de Chartèves, du bord de la Marne. LC
Vallée de la Marne
Coteau de Chartèves

Photos : L Colindre.

Petite faune de nos jardins et villages

Voici un bulletin n° 32 « hors série » consacrée à l’entomofaune que nous pouvons trouver dans notre jardin ou village. Il s’adresse aux profanes, aux enfants et à tous les curieux de nature !

Pour recevoir un exemplaire « papier » n’hésitez pas à contacter l’ADEP, vous le recevrez directement par voie postale au prix de 5 euros (+ frais de port).

Bonne lecture !