Archives de catégorie : Insectes

Fiche espèce – Un syrphe rare : Ferdinandea ruficornis (Fabricius, 1775) !

Bonjour,

Cette jolie femelle est entrée dans la chambre (Cuise La Motte ; 23-06-2017), plus besoin de se fatiguer à les rechercher !


Je l’ai envoyée à Damien Top qui s’est chargé de la détermination et a préparé un petit topo sur la bestiole dont j’ai fait un petit résumé.

Cette espèce n’est connue pour l’instant en Picardie que de l’Oise (Compiègne, 2014 et Plailly, 2015).

« Ferdinandea ruficornis (Fabricius, 1775)

Environnement préféré : forêt de chênes et forêt alluviale de feuillus.
Habitats et habitudes des adultes : données insuffisantes ; probablement largement arboricole, a été trouvé sur les troncs des chênes vivants (Quercus) infestés de Cossus gâte-bois (Cossus cossus).
Fleurs visitées : Campanula latifolia -la Campanule à larges feuilles- (N.Jones, pers.comm.), Heracleum -Berce- (de Buck, 1990).
Période de vol : mars (zone méditerranéenne) et mi-avril / début septembre, avec des pointes début mai et août.
En Europe de l’Ouest au moins, l’association étroite qui existe apparemment entre cette espèce et Cossus cossus implique la rareté du syrphe, puisque la pratique forestière a pour effet d’éliminer Cossus cossus et les arbres sénescents qu’il a infesté. Cossus cossus connaît actuellement un déclin marqué dans une grande partie de l’Europe occidentale et F. ruficornis doit être considéré comme menacé sur une grande partie de son aire de répartition européenne.

D’après Speight (1989), il s’agit d’une espèce utile pour l’identification des forêts d’importance internationale dans le domaine de la protection de la nature.

Sources :

Speight, M.C.D. (2016) Species accounts of European Syrphidae 2016. Syrph the Net, the database of European Syrphidae (Diptera), vol. 93, 288 pp., Syrph the Net publications, Dublin.

Ref biblio :Speight, M.C.D., Castella, E. & Sarthou, J.-P. (2016) StN 2016. In: Syrph the Net on CD, Issue 11. Speight, M.C.D., Castella, E., Sarthou, J.-P. & Vanappelghem, C.  (Eds.) ISSN 1649-1917. Syrph the Net Publications, Dublin. SPEIGHT M.C.D., 1989. Les invertébrés saproxyliques et leur protection. Conseil de l’Europe, collection Sauvegarde de la Nature, n° 42, 77 p.

Michel

Brouteuses de chénopode, Chrysoesthia drurella

Bonjour,

Dans mon jardin, sur mes plants de chénopode géant (Cuise La Motte).
Il a été difficile de photographier l’adulte. De plus, l’élevage n’a pas abouti, c’est dommage, j’aurais bien aimé voir la chrysalide. Chenilles mises en élevage le 10 septembre. Une chenille pénètre à l’intérieur du papier essuie-tout le 25 septembre, complètement à l’intérieur le 1 octobre, mais n’a, semble-t-il, pas survécu.

Le sujet sur insecte.org : https://www.insecte.org/forum/viewtopic.php?f=2&t=173239&hilit=Chrysoesthia

Michel

Élever des chenilles : un jeu d’enfant ?

Pourquoi faire de l’élevage ?

Il est parfois tentant de tenter de percer le mystère dans lequel se drapent les chenilles. Trouver leur identité sur photo peut parfois prendre des heures voire même échouer. Il peut-être intéressant de  les élever : l’élevage des chenilles permet de mieux appréhender le cycle de vie du papillon, de prendre conscience du temps nécessaire à son développement, et le moment de l’émergence et du lâcher reste magique, pour les observateurs en culotte courte comme pour les grands. Alors si vous êtes tentés par l’aventure de l’élevage, voici quelques conseils.

Précautions

Tout d’abord, il vaudra mieux éviter de toucher directement les chenilles, notamment certaines chenilles dont les poils peuvent être très irritants, notamment les chenilles de Processionnaires qui peuvent provoquer de dangereuses irritations. Aussi, en l’absence de connaissances particulières, on ne touchera pas les chenilles présentant des poils. Ensuite, il faudra dans la mesure du possible éviter de prélever des chenilles d’espèces protégées ou rares, à condition bien entendu d’avoir déjà une idée de l’identité de la larve. Il s’agira également tenir compte du milieu de vie de l’espèce : si l’on se retrouve avec un imago de Petit Paon de Nuit ou un Sphinx Demi-paon, il vaut mieux prévoir de lui faire faire son vol inaugural à l’endroit où la chenille avait été collectée, ou du moins dans un site qui lui soit favorable, c’est-à-dire où l’espèce ait déjà été observée.

La nourriture au quotidien

Que l’on commence à élever à partir d’œufs trouvés sur une plante, de chenilles ou d’une simple chrysalide ramassée, il faut avoir conscience que prélever dans la nature un animal qui se serait débrouillé tout seul, engage une certaine part de responsabilité et qu’il faut donc être capable de mener à terme cet élevage.

Il est très aléatoire de prélever une chenille lorsqu’on n’est pas certain de sa plante-hôte, car si certaines sont polyphages, d’autres ne consomment qu’une unique plante et à défaut de trouver laquelle, on risque de regarder sa chenille mourir de faim. De même, lorsqu’on nourrit des chenilles, c’est quotidiennement qu’il faut renouveler la provision de feuilles, tout en vérifiant bien qu’on n’introduit aucune autre bête en même temps que les feuilles qu’on glisse dans la boîte. Tous les jours également il conviendra de vider la boîte d’élevage des crottes qu’elle contient (dans la nature les crottes tombent au sol et les chenilles ne les côtoient pas). Il est inutile de mettre de l’eau, et même dangereux, les chenilles peuvent se noyer ; elles trouvent suffisamment d’eau dans les plantes consommées. Il faut également s’assurer que l’on a à portée de main, au jardin ou non loin, la plante nécessaire au nourrissage de ses pensionnaires, pour ne pas être obligé à une fastidieuse quête quotidienne.

Le matériel

Le matériel d’élevage est très peu onéreux et simple : la boîte d’élevage peut être une simple bouteille d’eau minérale coupée aux 2/3 et fermée par un morceau de tulle fixé avec des élastiques. On peut utiliser la même boîte pour des chenilles de la même espèce, mais il vaut mieux utiliser une boîte différente pour chaque espèce.

Enfin, il sera utile de coller des étiquettes sur la boîte d’élevage pour y noter des informations telles que la date et le lieu de prélèvement, la plante-hôte, le nom de l’espèce si l’on en a une petite idée, les dates des mues et de nymphose, et finalement la date d’émergence ; en effet, il n’est pas rare que des mois (parfois un ou deux ans pour certaines espèces) se passent entre la nymphose et l’émergence, aussi ces notes seront précieuses pour s’y retrouver.

Mues et nymphose

Il arrive que l’on observe sa chenille immobile plusieurs jours sur une feuille ou sur la paroi de la boîte : inutile de s’inquiéter, elle se prépare à muer. Elle reprendra ensuite sa consommation de feuilles, avec un appétit accru. À l’inverse, elle peut commencer à courir le marathon au fond de sa boîte, pendant plusieurs jours, sans plus se nourrir. C’est qu’elle cherche fébrilement un endroit favorable où s’abriter avant de se s’immobiliser longuement en chrysalide. En ce cas, il suffira de lui disposer un peu de terre dans le fond de la boîte pour lui donner l’opportunité de s’enterrer, un peu de papier essuie-tout par-dessus dans lequel elle pourra se cacher comme elle le ferait entre des feuilles, et enfin une branchette pour lui permettre d’accrocher sa chrysalide : ainsi elle aura le choix car toutes les chenilles n’ont pas les mêmes besoins dans ce moment délicat de la métamorphose.

L’attente

Une fois la chenille nymphosée, l’éleveur n’aura plus qu’à stocker sa ou ses boîtes dans un local sain, sec, non chauffé, correctement éclairé. Il visitera les boîtes quotidiennement (à la mauvaise saison une visite tous les deux jours peut suffire) car la date d’émergence peut le surprendre s’il n’a pas idée de l’identité de ses pensionnaires : un rapide coup d’œil sur le dessus des boîtes permet de se rendre compte si un papillon a éclos :

En effet la plupart du temps celui-ci s’accrochera en haut de la boîte, sur le tulle :

Les échecs

L’éleveur est parfois déçu dans ses attentes… Mais dans la nature non plus tout ne se passe pas toujours parfaitement. Il peut arriver notamment que les chenilles soient parasitées, ou que l’imago ait les ailes malformées, selon les espèces c’est même assez fréquent. Une date d’émergence trop décalée par rapport à la saison peut également représenter un échec pour la survie du papillon. Les causes d’échec peuvent être multiples, et leur analyse pourra permettre d’améliorer sensiblement le taux de réussite.

Le plus beau moment

Tout s’est bien passé, et le papillon vient d’émerger : inutile de se précipiter pour le lâcher : plusieurs heures lui sont nécessaires pour sécher ses ailes, il aura également à s’alléger en vidant son tube digestif d’un méconium diversement coloré (rouge, orange, beige…). Il peut aussi arriver que l’on se retrouve après l’émergence avec un petit boudin poilu et sans ailes : pas de panique, il s’agit d’une femelle aptère ou brachyptère. En ce cas, après quelques recherches, il suffira de la déposer délicatement sur l’arbre correspondant à son espèce.

L’élevage permet de produire des individus neufs que l’on pourra prendre plaisir à photographier avant de les laisser s’envoler vers leur nouvelle vie. Des photos des différentes étapes de l’élevage seront également intéressantes pour documenter ce qui reste une expérience scientifique. Après l’éclosion, certains éleveurs profitent même parfois d’avoir des femelles vierges (volantes ou aptères) pour attirer des mâles et assister à un accouplement puis une ponte, suivant en cela les traces de Jean-Henri Fabre au XIXème siècle, qui observait ainsi le Grand Paon de Nuit.

Après l’envol, il ne restera plus dans la boîte que la vieille peau de la chenille et sa chrysalide, parfois emballée dans un cocon…

    

…et de jolis souvenirs !

      

Les Ennomos

 

 

 

 

Comme un air d’automne

La saison s’avançant, en septembre volettent déjà les Ennomos, dont la forme et les couleurs rappellent les feuilles sèches qui commencent à tomber. Habituellement très discrets, ces hétérocères sont facilement attirés par les pièges lumineux. Ils sont souvent d’une identification délicate.

Écartons Odontopera bidentata, l’Ennomos dentelé, observable au printemps, ainsi que le bel Apeira Syringaria, si caratéristique, dont la seconde génération vole jusqu’en septembre. Visibles de juillet à octobre, ils sont cinq que l’on peut assez facilement confondre : Ennomos alniaria, autumnaria, fuscantaria, erosaria et quercinaria. Dans cet article, les noms vernaculaires des Ennomos sont volontairement mis de côté car ils prêtent davantage à confusion (ainsi Ennomos alniaria = l’Ennomos du Tilleul tandis qu’Ennomos autumnaria était encore récemment appelé l’Ennomos de l’Aulne !)

 Plus répandu chez nous que les 4 autres, Ennomos alniaria se reconnaît à sa tête et son thorax jaune vif et à ses macules sombres sur les ailes antérieures. Il fréquente les zones boisées et les zones humides. Sa chenille se nourrit de divers feuillus (bouleau, aulne, tilleul, chêne, noisetier, peuplier, orme…). Espèce univoltine, on peut l’admirer de juillet à septembre :

 

Ennomos autumnaria, dont la chenille consomme divers feuillus (chêne, orme, aulne, tilleul, aubépine, prunellier…) est bien plus présent dans le Nord de la France que dans la moitié Sud (http://www.lepinet.fr/especes/nation/carte.php?e=l&id=36560). Espèce univoltine, ce papillon est présent d’août à septembre. Comparé à E. alniaria à qui il ressemble beaucoup, il présente des petites mouchetures plus prononcées sur les ailes antérieures et postérieures, son corps ne présente pas la coloration jaune vif d’E. anlniaria et la ligne post-médiane, lorsqu’elle est présente, change de courbure avant d’atteindre la côte alors qu’elle est arrondie régulièrement sur E. alniaria :

 

Ennomos fuscantaria, est univoltine, d’août à octobre, il apprécie les parcs, jardins et zones forestières. Sa chenille consomme du bouleau, du troêne et du frêne. Proche d’Ennomos erosaria, ce papillon a une aire sub-terminale plus foncée et une encoche plus prononcée sur le bord externe des ailes antérieures :

 

Ennomos erosaria, espèce qui se fait rare, se rencontre de juin à juillet puis de septembre à octobre dans les forêts de feuillus dont sa chenille grignote diverses essences (charme, chêne, bouleau,, tilleul, peuplier, etc.) Pour le différencier d’Ennomos quercinaria, on prêtera attention  aux lignes transverses de la partie discale, qui sont très nettes, sombres et diffuses le long de la costa. Le tracé de la ligne antémédiane se courbe nettement à la costa chez E. erosaria : 

 

Ennomos quercinaria a des lignes transversales qui diffusent davantage, rendant la zone médiane ainsi délimitée plus claire que chez E. erosaria. Cette espèce, qui se raréfie, est également bivoltine comme E. erosaria ; on peut la rencontrer dans les forêts et lisières, les clairières. Sa chenille consomme aulne, orme, tilleul, chêne, prunellier ou aubépine :

Observer les hétérocères en octobre : les Xanthia

Les observations de papillons s’espacent, l’automne est déjà là.

Cependant, en combinant les prospections à vue en journée, à la frontale ou lampe UV la nuit, les miellées, sans négliger les inspections des lierres pour certains toujours fleuris, il y a encore moyen de voir de jolies espèces, et parfois un migrateur inattendu mais toujours espéré.

Les Xanthia

Les Xanthia illustrent bien  les Noctuelles aux chaudes couleurs automnales, en témoignent vigoureusement leurs noms vernaculaires : Xanthie dorée, ochracée, cendrée, cannelle ou citronnée, Cosmie roussâtre… Les 6 espèces illustrées ci-dessous, pour la plupart assez communes, aux chenilles polyphages, sont toutes visibles en octobre :

  Xanthia citrago

ou Tiliacea citrago

   Xanthia aurago

ou Tiliacea aurago

                      Xanthia gilvago
 

 Xanthia icteritia

             Xanthia ocellaris  

Xanthia togata

(Photos : C. Derozier)

Reportage France 3 Picardie : Quelles sont les abeilles sauvages qui peuplent nos jardins ?

 

 

Quelles sont les abeilles sauvages qui peuplent nos jardins ? L’Association des Entomologistes de Picardie apporte à cette question une réponse locale au travers de ce bulletin entièrement consacré à ces insectes pollinisateurs. Pour ce faire, l’auteur a ciblé son propre jardin en zone périurbaine dans la vallée de la Somme pour y découvrir de nombreuses espèces sur de petites surfaces d’espaces verts ! Cette étude aura nécessité 6 années de travail pour dévoiler une biodiversité belle et bien existante et non pas fantasmée. Ce document présente en détail le jardin retenu et observations de terrain. Il offre de nombreuses illustrations. Il a été conçu pour être accessible à un public non initié au vocabulaire naturaliste.

Introduction p.3 Abeilles sauvages, généralités p. 5 Se pencher sur la communauté des abeilles sauvages en milieu urbanisé p. 6 Méthode d’étude des abeilles sauvages et bilan p. 8 Présentation du jardin périurbain et son environnement p. 10 Entretenir une flore d’ici et d’ailleurs p. 12 Les abeilles en action, chroniques p. 13 Epilogue p. 22 Remerciements p. 23 Bibliographie p. 24

Commander Coût à l’unité : 10 euros frais de port offerts. Règlement à l’ordre de l’ADEP, accompagné de votre adresse postale, à envoyer à : Emmanuel Vidal (ADEP) 4, Avenue Jean Jaurès 80800 Fouilloy

Contacter l’ADEP Association des Entomologistes de Picardie : 17 rue James Rothschild 60200, COMPIÈGNE

Email : secretariat@adepentomo.fr L’auteur : vidalmanu80@gmail.com

 

Fourmis parasites : découverte de 2 nids mixtes.

 

 

 

Les fourmis sont des insectes exclusivement sociaux et il n’existe aucune espèce « solitaire », comme c’est le cas chez les abeilles par exemple. Chaque  colonie est un lieu « fermé » à toute concurrence qui possède un « laisser-passer odorant » unique. Si d’autres fourmis (y compris de la même espèce) ne possèdent pas le « laisser-passer odorant », la guerre éclate.

Certaines espèces ont pourtant su trouver des parades en « copiant » ce laisser-passer, pour usurper, s’introduire dans une colonie. Il existe plusieurs formes de parasitages chez les fourmis.

Dernièrement, deux parasitages dit « temporaires » ont été immortalisés dans l’Oise. La reine parasite pénètre dans la colonie hôte, tue la reine profitant ainsi des ouvrières présentes pour faire élever son propre couvain. Au cours du temps, les ouvrières-hôtes meurent jusqu’à l’indépendance totale du nid parasité. Le parasitage est dit « temporaire » puisque la colonie est mixte uniquement pendant cette transition.

Le premier à été photographié cet été, sous une pierre forestière en compagnie de Jean-Luc Hercent. Nous avons observé un nid mixte de Formica. On y voit Formica rufa L. 1758 (flèche noire) bicolore, en compagnie de F. fusca, L. 1758 (flèche blanche) plus petite et entièrement noire.

Photo : J.L. Hercent.

Le second parasitage a été filmé dans une colonne de fourmis fourrageant en fin d’après midi. La qualité de la vidéo est très mauvaise mais on peut y voir des fourmis « noires » : Lasius fuliginosus (Latreille, 1798) en compagnie de fourmis « jaunes »  : Lasius umbratus (Nylander,1846).

Les Chthonolasius (fourmis « jaunes »), parasitent de manière temporaire d’autres espèces (Cautolasius et Lasius s. str. notamment).

Une fois indépendant, le nid de ces parasites, peut-être, lui-aussi la cible d’une autre espèce parasite : Lasius fuliginosus (qualifiée donc « d’hyper-parasite », selon Seifert, 2007).

Ici, la mixité est constatée aisément par la couleur différente des individus. Néanmoins, sur le terrain les nids mixtes contenant deux espèces « jaunes » peuvent passer complètement inaperçus !

 

 

La lettre d’informations du réseau papillons : « Les Faits Papillons » maintenant en ligne.

Nouveau !

Avis aux Lépidoptéristes ainsi qu’à tous les autres : retrouvez « Les Faits Papillons », la lettre d’informations du réseau papillons en cliquant sur ce lien :

http://www.picardie-nature.org/etude-de-la-faune-sauvage/les-groupes-de-faune-etudies/les-14-reseaux-naturalistes-de/papillons/informations-et-outils-d/les-faits-papillons-la-lettre-d/

Toutes les infos utiles pour apprendre à différencier les espèces, le papillon du mois, articles par thème, les projets, etc… avec de superbes photos !

 

Fiche espèce : Osmylus fulvicephalus (Scopoli, 1763) – Artoise.

Par Guenael HALLART

Fiches des espèces remarquables

Osmylus fulvicephalus (Scopoli, 1763)

(Neuroptera, Osmylidae)

 

Photo : H. Bouyon. Compiègne (60) près Maison Forestière du Hourvari, 18 juin 1998

L’Osmyle à tête jaune est protégé en Ile-de-France. La larve de cet insecte se développe sur les berges des ruisseaux, au niveau de « l’interface » (entre l’eau et le milieu terrestre). Il a été trouvé à vue le long de l’Artoise (Cr Alexandre en mai 2017 par Jean Hervé Yvinec). Dans la fiche ZNIEFF de la vallée de la Serre, l’espèce est signalée par G. Coppa (date inc.) comme rare en Picardie et dans une grande partie du Bassin Parisien. Osmylus fulvicephalus est probablement et globalement rare dans le nord-ouest de la France… sauf en Thiérache où il est rencontré régulièrement !!

Autres lieux :

Compiègne (60) MF du Hourvari, 1998 (H. Bouyon).

Bassée (77), 2016 (H. Bouyon).

Photo : H. Bouyon

Biblio :

SEMERIA   Y.,   1986.-   Note   sur  Osmylus   fulvicephalus (Scopoli)  en  France  [Plan.  Osmyloidea  Osmylidae]. Bulletin de la Société Entomologique de France, 91  :  19-22

http://www.gretia.org/phocadownload/cahiers_gretia/IA03/Invertebres_Armoricains_N3_2009_13-16-Giacomino-insecta-neuroptera.pdf

 

Fiche espèce : Schizotus pectinicornis (L, 1758 ) – Artoise.

Par Jean-Claude BOCQUILLON

Fiches des espèces remarquables

Schizotus pectinicornis (L, 1758)

(Coleoptera, Pyrochroidae)

Signalé par le Catalogue des Coléoptères de France de Marc Tronquet du Massif Central, et des Alpes du nord au quart nord-est de la France. J. Sainte-Claire Deville le signalait des Vosges, du Jura et de Savoie. Nous avons pu constater sa grande abondance en forêt de Saint Michel où on le rencontrait aussi bien en milieu ouvert que dans les sous-bois.

Photo : J.-C. Bocquillon.

Fiche espèce : Hypnoidus riparius (Fabricius, 1792) – Artoise.

Par Jean-Claude BOCQUILLON

Fiches des espèces remarquables

Hypnoidus riparius (Fabricius, 1792)

(Coleoptera, Elateridae)

Cette espèce strictement montagnarde est commune au bord des eaux, de la limite des neiges éternelles jusqu’à une altitude de 400 mètres où elle se rencontrera dans les vallons froids orientés au nord (dixit L. Leseigneur).

 

Photo : J.-C. Bocquillon.

Je l’ai récoltée au bord de l’Artoise non loin du Carrefour Alexandre, parcelle 403, le 19/05/2017, cachée sous les feuilles mortes. Cela démontre, s’il en était encore besoin, que la forêt de Saint-Michel possède certains éléments de faune montagnarde qui confirment son microclimat froid et humide.

 

Fiche espèce : Deronectes latus (Stephens, 1829) – Artoise.

Par Jean-François ELDER

Fiches des espèces remarquables

Deronectes latus (Stephens, 1829)

(Coleoptera, Dytiscidae)

Chorologie : Ce petit coléoptère aquatique appartient à un genre à faible capacité colonisatrice. Mais parmi la trentaine d’espèces recensées, il est de celles qui possèdent la plus large aire de dispersion. Il occupe l’Europe septentrionale, occidentale, centrale, balkanique, de la Finlande, le Danemark, la Pologne, l’Allemagne, à la Grèce, le Monténégro, l’Italie, l’Espagne, les Îles Britanniques, la France… Dans notre pays, il s’observe dans la moitié septentrionale, le Centre et l’Est (Alsace), la vallée du Rhône, le Vaucluse et les Pyrénées. Dans les Hauts-de-France, il est anciennement cité de la Somme et assez récemment du Pas-de-Calais par Daniel Lohez.

Statut : Dans notre pays, il est considéré comme rare à très rare et sporadique.

Ecologie : C’est un hôte des eaux lotiques froides des rivières et des ruisseaux où il se tient parmi les pierres, les graviers et la végétation, notamment dans le chevelu racinaire des plantes rivulaires.

Première mention pour l’Aisne et seconde mention récente dans les Hauts-de-France pour cette espèce !

 

Jean François dans le biotope de l’insecte (Clichés : J.H. Yvinec et J.F Elder).